Quand j’ai vu cette vidéo pour la première fois, j’ai été quelque peu désolé par le mauvais goût de la chose. Non mais, encore une fois, nous – Québécois – avions l’air d’une belle bande de colonisés; des humains de seconde classe…

Voyez par vous-mêmes:

Vous comprenez un peu mon malaise? D’autant plus que, sur le Web, plusieurs saluaient le courage dont la présentatrice a fait preuve en sortant du garde-robe; avouant du coup sa nationalité.

Euh… c’était planifié, les amis…

Mais bon, les jours ont passé et je suis retourné voir comment ça se déroule pour elle maintenant. Finalement, c’est pas si mal. Je crois toujours que la première présentation était so-so mais, pour la suite des choses, ça passe. J’ai même souri à quelques reprises.

Voyez par vous-mêmes:

C’est assez divertissant dans l’ensemble mais j’éprouve encore un léger malaise… Je veux dire, est-ce qu’on peut en revenir de l’accent québécois? Nous, on s’en fout de l’accent français… Si une Française devait venir annoncer la météo ici, on aborderait même pas le fait qu’elle soit Française. Pourquoi n’est-ce pas la même chose de l’autre côté de l’Atlantique?

Au delà de l’accent, la fille – Charlotte Le Bon – est drôle, jolie et charismatique. Il y a là un concept de météo intéressant et qui sort de l’ordinaire. Ce serait donc chouette si l’histoire de l’accent et le fait qu’elle soit Québécoise deviennent secondaires à un certain moment…

Ceci dit, j’ai bien aimé le gag où elle roule une pelle… Comme quoi il n’y a pas que nos expressions qui soient cocasses finalement…

none

Paprika

Hier, j’ai reçu un coup de poing en pleine face. Au sens figuré, bien sûr. Je regardais mon news feed sur Facebook quand, soudainement, je vois un post qui annonce la mort de Satoshi Kon, l’un des plus grands cinéastes d’animation japonaise. Cancer. Il n’avait que 46 ans.

Bien que je ne sois pas un expert en matière d’animation japonaise, il demeure que j’en ai vu plusieurs et je vous assure que tout ce que Satoshi Kon a fait vaut la peine d’être vu puisqu’il avait cette particularité de pouvoir raconter une histoire très complexe sans toutefois tomber dans l’incompréhensible.

Je me permets d’ailleurs de citer le journaliste Kevin Laforest qui, en plus d’être l’auteur du coup de poing reçu en pleine face live sur Facebook hier, avait décrit le travail de Satoshi Kon de façon on ne peut plus juste dans un article paru il y a quelques années dans le journal Voir:

En seulement quatre films (plus une série télé, Paranoia Agent), Satoshi Kon s’est établi comme l’un des grands maîtres de l’animation japonaise. Mis à part le plus conventionnel mais néanmoins sympathique conte pour enfants Tokyo Godfathers, son oeuvre démontre qu’on peut faire du dessin animé foncièrement adulte, sans toutefois sombrer dans la démesure violente et sexuelle. Ce qui démarque les films de Satoshi Kon, c’est la finesse avec laquelle les personnages sont développés et, surtout, leur complexité narrative et visuelle.

Lorsque qu’un individu comme Satoshi Kon décède, au-delà de la perte d’un être humain, c’est également une partie du patrimoine mondial qui meurt. Il y a certes d’autres cinéastes de renom qui font de l’animation de qualité mais, les différents éléments qui caractérisaient le cinéma de Satoshi Kon ne seront plus jamais réunis dans un même film.

C’est quand même triste.

*************

Si ça vous intéresse de découvrir son oeuvre, voici sa filmographie, en commençant par ce qui était, selon moi, le summum de l’animation japonaise:

Paprika

Perfect Blue

Millenium Actress

Paranoia Agent (série télé)

Tokyo Godfathers

Satoshi Kon travaillait actuellement sur The Dreaming Machine, son cinquième film, mais j’ignore s’il était suffisamment avancé pour que l’on puisse le voir sur nos écrans un de ces jours. Je nous le souhaite.

none

J’adore vraiment le travail de Simon Tofield. À chaque fois qu’un nouveau Simon’s Cat fait son apparition sur le Web, j’ai l’impression d’avoir de nouveau 12 ans et de me retrouver dans un magasin de cartes Magic.

Voici le dernier du lot.

via Murphy Cooper

… pour ceux qui ne comprennent pas le lien avec les cartes Magic, c’est une métaphore pour dire que je suis tout énervé. J’aurais également pu dire comme une fillette dans un magasin de poupées mais je ne trouve pas ça tellement excitants, les magasins de poupées…

none

Avant-hier, je profitais de la sieste de mon fils pour gosser un peu sur le Web quand, tout à coup, j’entends un espèce de bruit de l’enfer qui semblait provenir de la cuisine. Bang Beding Bang Boung Tching Pow! Bref, voyez le genre. Un peu pris de panique, je vais voir ma blonde pour voir si elle est correcte. Heureusement, ce n’était pas elle.

Le Bang Beding Bang Boung Tching Pow en question, c’était une tablette que j’avais posée dans la cuisine il y a un an et qui s’était soudainement effondrée, tout comme les livres et autres gogosses qui y avaient été entreposés.

C’est chiant quand ce genre de trucs arrivent parce qu’il faut ramasser, nettoyer, patcher les trous, sabler, peinturer, racheter ce qui est pété et reposer la tablette à sa place en s’assurant que, cette fois, ça tiendra le coup. Mais ce qui est encore plus chiant, c’est que la tablette est tombée précisément là où nous plaçons fiston lorsque nous mangeons où lorsque nous préparons la bouffe. Si ça s’était produit une heure plutôt, il aurait peut-être tout reçu sur le coco.

La première chose qui m’est venue en tête quand j’ai constaté ça c’est que, si fiston peut être blessé en étant tout bonnement assis dans la cuisine, je n’ose pas imaginer ce qui pourra se produire lorsqu’il commencera à marcher ou lorsqu’il commencera à fréquenter la garderie et l’école. En fait, je me suis rendu compte que, peu importe où il est, tout peut arriver. Et là, tel un gaulois, j’ai constamment peur que le ciel lui tombe sur la tête.

Et tout ça à cause d’un foutu mur de plâtre…

none

Chères associations caritatives,

Quand je suis allé en Italie il y a 2 ans, j’ai été étonné de voir le nombre crosseurs qui s’y trouvent. Il ne faut évidemment pas généraliser; il y a beaucoup plus de gens honnêtes que de crosseurs mais, n’empêche, en Italie, il faut faire attention à bien des choses si on veut pas se faire avoir…

Par exemple, souvent, dans les petits commerces, aucun prix n’est affiché. L’on m’a raconté que ce qui définissait le prix, c’était la langue que le consommateur parlait. Et même pour le consommateur italien, si ce dernier ne parle pas le même dialecte que le commerçant, il risque de payer plus cher. C’est comme si, à Montréal, le gars de Saguenay devait payer plus cher sa crème glacée molle que le Montréalais. C’est un non-sens.

Il y aussi des gens qui se créent leur propre job en Italie. Par exemple, une fois, nous sommes allés mettre du gaz dans une station service. Le genre de station où il n’y a ni pompiste, ni commis; seulement une machine dans laquelle on glisse la carte de crédit pour ensuite faire le plein. Et bien, lorsque nous sommes arrivés, il y avait un pompiste, habillé en civil. Le gars n’était pas engagé par la station-service; il était seulement là à attendre les clients et remplissait leur réservoir à leur place. Évidemment, le gars s’attendait à un léger supplément en retour de son “aide”; ce que nous avons convenu de faire étant donné que nous étions plus ou moins familier avec les coutumes locales. Qui plus est, il s’agissait d’une voiture de location et nous voulions la ramener intacte. Quelques euros supplémentaires ont donc dû être déboursés pour un quelque chose que nous aurions très bien pu faire nous-mêmes.

Une autre fois, nous nous sommes rendus à Napoli. Quand nous avons stationné la voiture, deux gros gaillards sont venus nous voir pour nous faire comprendre que, non seulement il fallait mettre de l’argent dans le parcomètre, mais il fallait également leur donner un léger supplément pour qu’ils surveillent notre voiture pendant notre absence. Comme les deux gaillards en question étaient pas mal plus gros que nous, nous avons consenti à leur donner quelques euros pour qu’ils “prennent soin” de notre voiture pendant notre absence. Bref, encore une fois, on me forçait à payer pour quelque chose dont je n’avais aucunement besoin.

Personnellement, ça me faisait royalement suer de me faire imposer ça mais je me consolais en me disant que ce n’était pas chez moi et que, comme le dit Steve Proulx, c’est exotique. Mais ça, c’était avant que la même chose m’arrive à Montréal. En effet, hier, je me suis stationné sur St-Denis, près de René-Lévesque, en face de l’Hôpital Saint-Luc. Dès que je suis arrivé devant une place de stationnement libre, il y avait un gars qui me faisait signe; comme pour me dire qu’il m’avait trouvé une place… juste pour moi! Je me suis donc stationné en tentant de l’ignorer. Dès que je suis sorti de la voiture, il s’est approché en me disant:

Ça va être correct de même!

Et moi, me souvenant de mon expérience napolitaine, j’ai regardé le gars et lui ai assez bêtement dit:

Je le sais!

Et là, on dirait qu’il sentait que, en dedans, ça commençait à bouillir drôlement, alors il a pris son air piteux pour ajouter:

As-tu un peu de change?

Là, je me suis calmé les hormones et je lui ai “gentiment” dit que, non, je n’en avais pas (et c’était vrai). Après tout le gars n’était pas un bad boy napolitain qui tentait d’imposer ses propres lois, c’était juste un gars qui essayait de ramasser une couple de piastres pour peut-être s’offrir quelque chose à manger ou pour avoir une place à la Maison du Père. Mais bon, n’empêche que sa manière de faire m’a, dans un premier temps, fait autant suer que celle des bad boys napolitains car il voulait que je débourse, sans me le demander au préalable, pour un service dont je n’avais pas besoin… S’il m’avait plutôt demander si j’avais trente sous, je lui aurais peut-être donné; à condition d’en avoir évidemment.

Tout ça pour vous dire que, cette année, je vous conseille de ne pas m’envoyer, par la poste, de paquet avec des cartes de souhaits, des auto-collants ou des enveloppes et une feuille qui m’invite à faire un don à votre endroit car, pour moi, ça revient un peu au même principe que le gars qui tente de “m’aider” à trouver une place de stationnement. Je n’ai pas besoin de vos cartes, ni de vos auto-collants! Je supporte la plupart de vos causes mais je ne peux pas faire un chèque à chacun d’entre vous. Je n’ai pas les moyens. Vous comprendrez donc que, comme je ne peux pas donner à chacun d’entre vous, j’aime bien choisir à qui je vais donner… Cette année, plutôt que de jouer au bad boy napolitain en m’offrant quelque chose dont je n’ai pas besoin, mettez plutôt quelques bénévoles sur le coin d’une rue et dites leur de me demander si je n’ai pas un peu de change.

Cordialement vôtre,

Matpoi

none

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