Le Ruban BlancEn fin de semaine, j’ai vu deux films: Le Ruban blanc, de Michael Haneke et Hangover, de Todd Philips.

Le premier est un film dont l’action se déroule dans un petit village allemand, peu avant la première guerre mondiale, alors que le deuxième se déroule à notre époque, principalement à Las Vegas.

Bref, vous vous en doutez, il s’agit là de deux films totalement différents, si bien que l’un est en allemand en plus d’être en noir et blanc.

Les deux on toutefois bénéficié de critiques assez favorables, mais selon des critères probablement très différents puisque le sujet traité et la trame narrative de l’un est le contraire de l’autre. On rit aux larmes dans Hangover alors qu’on esquisse à peine un sourire dans Le Ruban Blanc; ce qui n’est pas un reproche étant donné que, bien entendu, tous les films ne se doivent pas d’être drôles bien que, au Québec, les comédies aient la cote!

J’en viens maintenant à la raison du choix du titre du présent billet: Pourquoi je ne ferais pas un bon critique de cinéma.

Alors que Marc-André Lussier le définit comme étant le premier grand film incontournable de l’année et que Manon Dumais dit qu’il s’agit là de grand art, j’ai trouvé que Le Ruban Blanc est un film… insipide.

Et oui, celui-là même qui s’est vu attribué la Palme d’or au dernier Festival de Cannes m’a ennuyé au plus haut point!!! En fait, je me demande réellement ce qu’il y a de si louable dans ce film. Évidemment, tous les goûts sont dans la nature et les défauts que je lui ai trouvés sont peut-être les qualités qu’une autre personne lui aura trouvé mais il demeure que je crois ne jamais avoir été autant déçu par un film s’étant mérité la Palme d’or dans le passé; sauf peut-être Fahrenheit 9/11 et The Wind That Shakes the Barley

Et considérant que j’ai autant aimé les films de Vittorio de Sica que ceux des François Truffaut ou d’Henri-Georges Clouzot, je ne crois pas que le problème provienne du fait que je ne puisse apprécier un film dont le rythme est lent et la fin nébuleuse. J’ai tout simplement trouvé que Le Ruban Blanc n’est qu’un mauvais mélange hétérogène; me donnant parfois l’impression que Bergman tenait la caméra et que les personnages affreusement méchants du Dogville de Lars Von Trier s’étaient échappés pour venir foutre la merde dans ce petit village du nord de l’Allemagne. Aucune originalité!

Aussi, autre bémol, Haneke dit parler notamment de fascisme dans ce film. Ah bon! Oui, le film se déroule alors que la montée du fascisme est à son paroxysme mais je n’ai rien vu qui dénonce directement ce mouvement politique dans le film; je n’ai vu qu’un petit village sous l’emprise d’un clergé trop puissant. Bref, une histoire qui aurait très bien pu se dérouler à St-Jérôme ou Val d’or, vers 1945, dans un quelconque orphelinat géré conjointement par le Gournement du Québec et l’Église catholique…

Ceci dit, comme je ferais un très mauvais critique cinéma, j’ai vraiment adoré Hangover.
Ok, ce dernier n’a pas les qualités artistiques du Ruban Blanc et jamais je ne lui aurais remis la Palme d’Or mais il demeure qu’Hangover m’a apporté quelque chose - soit du plaisir - alors que, Le Ruban Blanc, nada

Je ne m’attaderai pas davantage à vous dire pour quelles raisons j’ai apprécié Hangover; je me contenterai plutôt de vous conseiller le visionnement des deux séquences qui suivent de la séquence qui suit…