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12
Apr
Catégorie(s): un autre mélomane
Sur son blogue, Francis Hébert, journaliste au journal Voir, parle du déclin du disque. Il y a parle notamment de dématérialisation de la musique. En ce qui me concerne, je ne vois pas en quoi la musique est matérielle… Elle fait plutôt partie du patrimoine immatérielle mondial…
Je n’ai donc pas pu m’empêcher de réagir. Comme ma réaction est assez longue, j’ai décidé de la mettre également sur un autre blogue. Je vous invite toutefois à aller lire son texte avant de pousuivre la lecture du présent billet. C’est par ici.
Maintenant, voici ma réaction:
Dématérialisation de la musique? La musique n’est-elle pas immatérielle à la base. Ce n’est que lorsque nous la confinons sur un quelconque support physique qu’elle devient matérielle.
En ce qui me concerne, le disque – l’objet – n’a aucune raison d’être. De toute façon, il ne fait qu’augmenter l’empreinte écologique humaine.
Pour l’instant, le disque s’adresse encore à un grand pourcentage de la population, tout comme le vinyle qui connaît présentement un gain de popularité et qui permet d’ailleurs une meilleure appréciation de la pochette. Mais, tôt ou tard, le disque compact finira probablement par disparaître et, en ce qui me concerne, c’est très bien ainsi car, au fond, nous consommons la musique pour le plaisir des oreilles et non pour celui des yeux. Pour les paroles et la pochette, il y a le Web. À quoi bon s’encombrer d’un objet qui n’a, en fait, pas plus d’âme qu’un simple grille-pain.
Maintenant que nous avons la possibilité de (re)dématérialiser la musique, le disque n’a plus aucune utilité. D’ailleurs, le dernier que j’ai acheté s’est vite retrouvé dans une boîte après avoir été copié sur mon ordinateur et sur mon disque dur externe.
Bref, rien n’empêche le CD et le fichier musical numérique à cohabiter quelques temps. Ce type de cohabitation s’est vu plus souvent qu’autrement dans le passé et, si Darwin était vivant aujourd’hui, il vous dirait que le plus fort demeurera en vie au détriment de l’autre…
Quant à la pochette, de toute façon, elle perd en quelque sorte de son sens à l’ère du fichier musical électronique car il n’y a plus d’objet physique à illustrer. Le titre de l’album suffit à l’identification de ce dernier.
Pour toutes les autres questions sous-jacentes (prix, qualité), je dois dire que le fichier musical numérique est loin d’être parfait mais, à l’exception du prix, il me suffit amplement pour l’instant.
Suis-je le seul à me foutre éperdument de l’avenir du disque? Pourquoi doit-on absolument le sauver?
- Publié par: Matpoi dans: un autre mélomane


Un commentaire en lien avec “L'avenir du disque”
Ça m’importe peu, je continuerai à pirater les disques de Beyoncé sur Internet.
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