Le rapper Guru est décédé hier. Cancer. Criss de cancer. J’ignorais même qu’il en était atteint. Pourtant, il en souffrait depuis un an.

Pour ceux qui l’ignorent, Guru était le MC de Gang Starr, un groupe de rap fondé dans les années 80. Bien avant Kanye West et autres TI. Même avant Wu Tang Clan, Snoop Doggy Dog ou Dr. Dre.

Gang Starr c’est ce qu’on pourrait appeler du bon vieux rap. Comme Public Enemy et Run DMC.

Plus tard, Guru a démarré un nouveau projet qui s’est étalé sur 4 albums. Jazzmattaz. Un bel amalgame de bon vieux rap comme il savait en faire et de jazz. Il y a fait des pièces avec MC Solaar, The Roots, Erykhah Badu, Brandford Marsalis et plusieurs autres.

La mort de Guru me frappe particulièrement. Je l’écoutais alors que je n’avais que 10 ou 11 ans et la pièce Le Bien, Le Mal qu’il interprète avec MC Solaar sur Jazzmattaz Volume 1 m’a véritablement jeter par terre alors que je n’avais que 13 ans. J’ai grandi en écoutant sa musique pour ensuite découvrir d’autres choses, l’oublier, le redécouvrir, l’oublier de nouveau, et ainsi de suite jusqu’à il y a un mois où je l’ai redécouvert alors que les médias annonçaient son hospitalisation. Et aujourd’hui, on annonce sa mort…

Le choc que j’ai reçu lorsque j’ai lu que Guru était décédé est similaire à celui que j’ai reçu lorsque j’ai pris connaissance de la mort de Lhasa en janvier dernier. Ce sont des artistes jeunes avec lesquels j’ai grandi et qui me rappellent des tas de trucs… J’ai l’impression que ces souvenirs meurent en quelque sorte avec eux.

Et là je me dis que personne n’est à l’abri de la mort…