Paprika

Hier, j’ai reçu un coup de poing en pleine face. Au sens figuré, bien sûr. Je regardais mon news feed sur Facebook quand, soudainement, je vois un post qui annonce la mort de Satoshi Kon, l’un des plus grands cinéastes d’animation japonaise. Cancer. Il n’avait que 46 ans.

Bien que je ne sois pas un expert en matière d’animation japonaise, il demeure que j’en ai vu plusieurs et je vous assure que tout ce que Satoshi Kon a fait vaut la peine d’être vu puisqu’il avait cette particularité de pouvoir raconter une histoire très complexe sans toutefois tomber dans l’incompréhensible.

Je me permets d’ailleurs de citer le journaliste Kevin Laforest qui, en plus d’être l’auteur du coup de poing reçu en pleine face live sur Facebook hier, avait décrit le travail de Satoshi Kon de façon on ne peut plus juste dans un article paru il y a quelques années dans le journal Voir:

En seulement quatre films (plus une série télé, Paranoia Agent), Satoshi Kon s’est établi comme l’un des grands maîtres de l’animation japonaise. Mis à part le plus conventionnel mais néanmoins sympathique conte pour enfants Tokyo Godfathers, son oeuvre démontre qu’on peut faire du dessin animé foncièrement adulte, sans toutefois sombrer dans la démesure violente et sexuelle. Ce qui démarque les films de Satoshi Kon, c’est la finesse avec laquelle les personnages sont développés et, surtout, leur complexité narrative et visuelle.

Lorsque qu’un individu comme Satoshi Kon décède, au-delà de la perte d’un être humain, c’est également une partie du patrimoine mondial qui meurt. Il y a certes d’autres cinéastes de renom qui font de l’animation de qualité mais, les différents éléments qui caractérisaient le cinéma de Satoshi Kon ne seront plus jamais réunis dans un même film.

C’est quand même triste.

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Si ça vous intéresse de découvrir son oeuvre, voici sa filmographie, en commençant par ce qui était, selon moi, le summum de l’animation japonaise:

Paprika

Perfect Blue

Millenium Actress

Paranoia Agent (série télé)

Tokyo Godfathers

Satoshi Kon travaillait actuellement sur The Dreaming Machine, son cinquième film, mais j’ignore s’il était suffisamment avancé pour que l’on puisse le voir sur nos écrans un de ces jours. Je nous le souhaite.