Dans le lecteur DVD: Animal Kingdom

Animal Kingdom

Si j’avais vu Animal Kingdom avant d’écrire mon billet sur les perles cinématographiques vues en 2010, je lui aurais assurément attribué la meilleure fin.

Qu’est-ce qu’Animal Kingdom? C’est un petit film australien dont on a très peu entendu parler à Montréal. Pour ma part, ce qui a fait que je m’y suis intéressé, c’est la liste des meilleurs films de 2010 selon Quentin Tarantino. Animal Kingdom y est en troisième place, derrière Toy Story 3 et Social Network.

Qu’est-ce que ça raconte? C’est l’histoire d’un ado qui, suite à la mort de sa mère, va habiter avec sa grand-mère et quelques mauvais garçons qui sont aussi ses oncles. Trafic de drogues, meurtres et autres délits deviennent ainsi choses courantes pour notre jeune ami. Un jour, un drame impliquant la police arrive à la famille. Et ce qu’ils feront aura de lourdes conséquences sur la vie de plusieurs d’entre eux.

Souvent, ce qui fait qu’un film me plaît, c’est l’histoire. Or, dans Animal Kingdom, l’histoire est une trame de fond. Ce qui y est davantage intéressant, c’est d’abord la manière dont les personnages sont développés et, ensuite, l’effet de surprise que crée la réaction de chacun d’eux face à une situation donnée. En effet, après quelques minutes de visionnement, on arrive à comprendre que les uns sont de véritables voyous et que les autres le sont un peu moins mais on peut difficilement deviner jusqu’où chacun d’entre eux seraient prêts à aller pour se protéger ou pour éviter quelques années de pénitencier. Bref, souvent, on se retrouve dans des situations où, dans la plupart des films, on saurait ce que feraient les différents personnages mais, dans Animal Kingdom, on l’ignore totalement. Les personnages sont développés de manière à ce que leur réaction nous surprenne sans que nous trouvions ça incohérent. Tout est possible. Est-il prêt à battre son propre frère pour une simple histoire de drogue? Irait-il jusqu’à violer cette jeune fille qu’il reluque depuis quelques temps? S’il l’attrape, qu’est-ce qu’il lui fera? Va-t-il le dénoncer à la police? Telles sont les questions que je me suis posées pendant le film.

Et que dire de la fin…

Si vous aimez les petits films indépendants qui se déroulent dans des banlieues grises et quasi industrielles où l’on peut facilement trouver du crack pas cher – je pense notamment à Winter’s Bone, Gone Baby Gone ou Fish Tank -, ce film est pour vous.

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