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4
Jan
Catégorie(s): un autre chialeux
C’est beau la subtilité.
Pensons par exemple au léger goût amer du houblon dans les meilleures IPA, ou à celui du bois dans un bon rouge de Toscane. Pensons aussi à l’humour de Sol, aux tounes d’Harmonium, à l’esthétisme des films de la Nouvelle vague française. Cette subtilité qui nous frappe de plein fouet là où l’on s’y attend le moins…
C’est ce que je nous souhaite en 2012. De la subtilité.
Parce que, en 2011, l’heure était davantage à l’exagération, à l’excès et à la démesure.
Envolées symphoniques impromptues sur le plus récent disque de Philippe B, excès de vocalisation d’Adele, pullulation de chaînes spécialisées, création de quelque 28 000 blogues de pseudo-experts 2.0 qui croient rendre notre vie meilleure avec leurs conseils visant une saine utilisation de Facebook ou Linkedin, la finale de Starbuck, le makeover d’Anne-Marie Losique, les uns qui nous parlent de leur fissure anale sur Twitter afin de susciter la compassion des autres spécialistes en lichage de troufignon, Call TV, les “éditoriaux” de Claude Poirier, Denis Lévesque et ses amis à cravate qui nous disent que ça n’a donc pas de bon sens…
Vivement de la musique à l’image d’Histoire sans Paroles 2012. Et vivement des films qui rappellent Truffaut ou Resnais.
- Publié par: Matpoi dans: un autre chialeux

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