L’autre jour, j’ai écouté le nouveau vidéoclip de Karkwa. Celui avec des enfants atteints du cancer. J’ai eu beaucoup de difficulté à dormir – je pensais à mon fils. Ensuite, mon sommeil a été perturbé par des crabes géants qui voulaient s’en prendre à ma famille.

Je me suis réveillé en sueur.

Le lendemain, j’ai étudié pour mon examen de maths. Cette fois, dans le rêve que j’ai fait la nuit suivante, il y avait des effectifs qui me lançaient des exposants et des racines carrées – et même quelques logarithmes qui tentaient de m’infliger des coups de base.

Je me suis réveillé en sueur.

Hier, j’ai lu ce texte.

Et j’ai rêvé la nuit dernière.

Il y avait dans mon rêve une méga-entreprise. Je ne sais pas si elle était européenne, américaine ou asiatique. De toute façon, ça n’a pas d’importance. La chose est qu’elle s’implantait au Québec. C’était un honneur pour tout le Québec d’accueillir cette entreprise.

Afin de mieux représenter le Québec, l’entreprise en question avait demandé à des Québécois de venir travailler dans les murs de l’usine. Toutefois, elle ne les paierait pas. C’était entendu. En revanche, ils prendraient part à une nouvelle ère et le Québec serait reconnu partout. Et leur bon travail serait aussi récompensé… en reconnaissance internationale. En effet, ils seraient cités en exemple dans toutes les usines de l’entreprise et dans plusieurs revues spécialisées. Ce serait sans précédents.

L’usine ouvrait enfin et comme de fait, ils étaient de bons travailleur et le produit qu’ils fabriquaient étaient d’excellente qualité. Le mot est rapidement passé d’une oreille à l’autre. Tout le monde voulait ce produit et, comme de fait, la photo des travailleurs, qui devait aussi travailler chez l’entreprise voisine afin de gagner leur croûte, était placée dans toutes les usines de l’entreprise et dans toutes les revues. Ils étaient les Men of the year du Time.

L’entreprise connaissait un vif succès.

L’entreprise voisine commençait toutefois à vivre d’importantes difficultés car, étant donné qu’elle payait ses employés, elle devait vendre son produit à un prix nettement supérieur. Et ses ventes déboulèrent rapidement. Aussi, afin de ne pas perdre sa main d’oeuvre, il fut contraint de permettre à ses employés (qui travaillait bénévolement dans la nouvelle entreprise) d’arriver à l’heure qu’ils le désiraient, et de leur offrir une plus grande liberté.

L’autre voisin fut contraint d’en faire de même, et l’autre aussi.

Toutefois, tour à tour, ils ont fermé leurs portes puisque les ventes étaient devenues de plus en plus rares.

Au final, il ne restait que la nouvelle entreprise. Celle que le Québec était si content d’accueillir. Les entreprises voisines avaient fermé leurs portes – et tous les Québécois travaillaient pour cette entreprise.

Bénévolement.

Et je me suis réveillé en sueur.

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ClaudeRobinson.OrgCe billet vient un peu sur le tard mais est néanmoins nécessaire puisqu’il se veut un geste d’encouragement bien modeste à l’endroit de Claude Robinson.

Je ne crois pas que ce soit nécessaire de raconter une fois de plus son histoire car la plupart d’entre nous la connaissons. Pour ceux dont ce n’est pas le cas, je vous invite à lire cet article de Nathalie Petrowski ou à écouter ce reportage de l’émission Enquête.

Notons seulement que, malgré le jugement rendu par la Cour supérieure du Québec en août 2009 condamnant CINAR et leurs complices à verser au père de Robinson Curiosité quelques 5 millions de dollars (+ intérêts), Claude Robinson doit une fois de plus se rendre devant les tribunaux; les défendeurs allant en appel.

Tout ça coûte très cher, vous vous en doutez! Et Claude Robinson n’a probablement pas les moyens d’endosser financièrement cette deuxième bataille. Il a conséquemment besoin d’aide et c’est pour cette raison que des gens d’affaires et des amis du créateur ont décidé de mettre sur pied le site ClaudeRobinson.org.

Sur ce site, outre la bio du principal intéressé et  celle des instigateurs de l’Opération Claude Robinson, on peut voir le jugement, l’historique du procès, des liens vers des articles traitant de cette affaire, des messages que des personnalités québécoises ont écrit à Robinson, une foire aux questions, et la possibilité d’effectuer un don en ligne.

Pourquoi donner? Comme le dit Pascale Lévesque dans un article publié sur RueFrontenac.com, bien au-delà de la cause d’un créateur qui se bat pour son oeuvre face à une « multinationale sans scrupules », le site www.clauderobinson.org, lancé mercredi à l’initiative d’amis de l’auteur et de la SARTEC, se veut aussi le combat du public pour ses droits fondamentaux.

En effet, cette bataille pourrait être celle de n’importe quel créateur. Cette bataille est celle d’un simple soldat contre une armée complète; celle d’un citoyen qui cherche à prouver que tout est possible. Cette bataille est avant tout celle de Claude Robinson mais c’est également la mienne car je veux encore croire qu’il y a du bon dans la vie. C’est très cliché à dire mais je souhaite que mon fils, qui naîtra dans un peu plus d’un mois, puisse vivre dans une société dans laquelle il y a encore du bon, de l’espoir, de l’entraide.

Pour tout ça, j’appuie Claude Robinson et je vous invite à en faire de même en faisant circuler l’adresse du site Web ClaudeRobinson.org sur vos pages Facebook, en vous joignant au groupe Facebook de l’Opération Claude Robinson, en écrivant à votre tour un court billet sur votre blogue ou en donnant quelques dollars. Veuillez finalement noter que Claude Robinson sera présent à Tout Le Monde En Parle dimanche prochain alors, si vous désirez en savoir un peu plus sur l’homme, ne manquez pas ça.

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C’est vraiment affreux ce qui s’est passé mardi dernier en Haïti.

Au début, les informations nous parvenaient au compte-gouttes et maintenant, chaque nouvelle photo nous donne des frissons dans le dos.

Que dire de plus sur cette tragédie; moi qui n’en sait pas plus que vous. Je trouve tout simplement ça affreux.

Néanmoins, pour ceux qui désirent en connaître davantage sur Haïti, voici quelques liens:

  • le site des Archives de Radio-Canada a élaboré un dossier fort intéressant qui nous en apprend beaucoup sur le pays. On peut notamment y voir  le rôle qu’ont joué certaines nations dans leur histoire, en plus d’y constater les différentes raisons qui ont fait de Haïti le pays le plus pauvre des amériques. Contenu texte, audio, et surtout vidéo;
  • le dernier livre de Dany Laferrière, L’énigme du retour – pour lequel il s’est mérité il a obtenu le prestigieux prix Médicis – est merveilleusement bien écrit et vous fera découvrir Haïti telle qu’elle était avant le séisme;
  • le documentaire Ghosts of Cité Soleil. Tellement suréel que vous aurez l’impression d’assister à un faux documentaire; ce qui n’est pas le cas;
  • la nouvelle section sur Cyberpresse à propos du séisme: www.cyberpresse.ca/haiti;
  • la nouvelle section sur Radio-Canada à propos du séisme: http://www.radio-canada.ca/haiti

Aussi, je tiens à souligner les efforts que feront les entreprises privées pour venir en aide à Haïti. Plusieurs diront que vous êtes opportunistes; so what! Peu importe la raison qui vous pousse à le faire, Haïti en a besoin.

Donc, bravo à:

  • Le Canadien de Montréal qui remet tous les profits de la loterie de la Fondation des Canadiens des matchs de jeudi (hier) et samedi à l’UNICEF et qui ajoute un montant qui n’a pas encore été dévoilé;
  • Videotron qui offre un service d’appels interurbains sans frais vers Haïti;
  • TVA organise un spectacle bénéfice; *ajout

N’hésitez pas à inscrire, dans les commentaires, les autres programmes d’aide créés par des entreprises privées.

…et si vous voulez donner mais ne savez pas à qui, je vous invite à visiter la page Informations Pratiques sur le site de Radio-Canada. On y parle notamment du CECI, de l’AQOCI, de CARE, d’OXFAM, de la Croix Rouge, etc.

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