En archivistique, il existe un volet Gestion documentaire qui consiste à gérer des documents administratifs d’une entreprise et visant ainsi un archivage judicieux pour les éventuels usagers.

Pour les gestionnaires de documents, il existe deux outils essentiels: le calendrier de conservation dans lequel nous indiquons la durée de conservation de chacun des types de documents, et le plan de classification qui regroupe quant à lui, par sujets, les différents documents de l’entreprise. Pour les blogueurs, c’est le concept des catégories: on écrit un billet et on le place dans une ou plusieurs catégories.

L’avantage d’utiliser un tel outil c’est qu’il est plus facile de repérer un document et il est également possible de retrouver des documents complémentaires dont nous ignorions l’existence.

Pourquoi je parle de ça alors que ça n’intéresse personne? Parce que, sur le blogue de Bande à Part, aujourd’hui, j’ai pris connaissance de l’existence d’un plan de classification métro-musical.

- Vous dites?

Il s’agit d’un plan de métro dont les lignes représentent chacune un genre musical et dont les stations représentent quant à elles un groupe de musique. La ligne PopRockStars évolue ainsi au fil du temps, commençant avec les Beatles et terminant avec Foo Fighters.

J’ai trouvé le concept assez intéressant puisqu’il permet de voir l’évolution des genres musicaux à travers le temps.

Bon, ok, ce n’est le point de vue que d’une seule personne mais il fallait quand même y penser, non?

À quand une version québécoise?

La carte complète est ici.

Plan de classification métro-musical

La création du punk

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En me promenant sur le Web, j’ai découvert un micro site fort intéressant sur Patrimoine Montréal. Il s’agit du Répertoire historique des toponymes. Ce qu’il y a d’intéressant, c’est que l’on peut constater en l’honneur de quels individus ont été nommées les rues de Montréal.

Qui est donc cette Rachel ou ce Saint-Viateur?

Non, la première n’est pas une médaillée olympique en cyclisme et le second n’est pas le Saint-Patron du bagel. Rachel était plutôt la fille du notaire à qui appartenait la terre sur laquelle a élu domicile l’une des plus belles pistes cyclables de la ville bien que, en faisant le trajet de l’est vers l’ouest, elle disparaît près de la rue Papineau pour réapparaître plus loin. Rachel craignait peut-être Louis-Joseph-Papineau, qui sait…

Quant à Saint-Viateur, tout ce qu’on sait c’est qu’il était lecteur dans l’église de Lyon au 4e siècle… Ça ne peut définitivement pas toujours être très intéressant.

En ce qui me concerne, habitant sur la rue de la Roche, j’ai découvert sur ce site que celui qui est à l’origine du nom de la rue sur laquelle j’habite était, en fait, 2e lieutenant du roi en Nouvelle France et qu’il a laissé mourir 48 de ses 60 hommes sur l’île de Sable, dans le golfe du Saint-Laurent, craignant leur désertion… Ordinaire…

C’est décidé, la prochaine fois que je déménage, le nom de la rue sur laquelle je m’installerai sera définitivement un critère non-compensatoire de recherche!

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Vous l’avez peut-être vu sur le blogue d’Olivier Robillard Laveaux du journal Voir, une étude réalisée par l’Observatoire de la culture et des communications du Québec (OCCQ), l’Institut de la statistique du Québec et l’Institut national de la recherche scientifique au sujet du comportement des internautes québécois sur un site P2P a été rendue public plus tôt cette semaine. On y apprend notamment que, durant une période donnée, 51% des disques téléchargés par les usagers québécois étaient des produits québécois alors que leur part de marché n’était que de 20%. Concrètement, ça signifie que, sur 100 disques, 20 sont québécois, et que ces derniers représentent la moitié (51%) des téléchargements effectués par les usagers québécois. Cette proportion serait sensiblement la même dans les magasins.

Est-ce une bonne ou une mauvaise nouvelle?

À mon avis, il s’agit d’une bonne-mauvaise-nouvelle; ou l’inverse…

La bonne nouvelle c’est que les gens aiment la musique des artistes québécois mais, la mauvaise, c’est qu’ils ne sont pas nécessairement prêts à payer pour la consommer.

En ce qui me concerne, je n’ai pas de parti pris dans ce débat sur l’éthique du partage de la musique sur Internet. J’encourage les artistes à être généreux envers leurs fans, mais je ne suis pas particulièrement d’accord avec  le concept du P2P. Bref, un côté de moi pense que, pour percer, les artistes doivent se faire connaître et que le fait de diffuser gratuitement leur musique sur le Web est une excellente manière d’y parvenir; nous l’avons notamment vu avec Misteur Valaire. D’un autre côté, le fait de laisser une porte ouverte sur son ordinateur de manière à ce que tous puissent venir y copier la musique d’un artiste quelconque via les P2P n’est pas un geste très respectueux de la part d’un amateur de musique. Heureusement, il existe beaucoup d’autres manières de diffuser de la musique sur le Web sans nuire à qui que ce soit mais il s’agit là d’un tout autre sujet.

Pour en revenir à l’étude publiée en début de semaine, en poursuivant ma lecture, je suis tombé sur des statistiques très intéressantes et dont, à ma connaissance, très peu de personnes ont parlé jusqu’à maintenant. Il semblerait que, dans les magasins, la très grande majorité des disques achetés soient des nouveautés (93%) alors que, en P2P, ce n’est que 43% des disques téléchargés qui soient des nouveautés. Le reste des produits téléchargés sont des disques qui datent d’il y a quelques années et des compilations réalisées par les utilisateurs; des disques qui n’existent pas en réalité…

Au fond, je ne suis pas vraiment étonné par ces chiffres car, lorsqu’on entre chez HMV ou Archambault, ce qu’on nous propose via les posters géants et dans les postes d’écoute, ce sont les nouveautés… Sachant que, grosso modo, les gens achètent beaucoup de nouveautés mais qu’ils piratent principalement les disques de “répertoire”, il serait peut-être intéressant d’implanter des stratégies de commercialisation de ces derniers disques… Jamais on ne retrouve de bon vieux disques de Robert Charlebois ou de Leonard Cohen dans les postes d’écoute… Pourtant, ce sont là des artistes qui en ont influencé certains autres qui ont la cote actuellement alors ils sont conséquement appelés à être appréciés des consommateurs les plus actifs sur les P2P (hommes de 20 à 29 ans). La simple  utilisation du traditionnel “Si vous aimez X, vous aimerez Y et Z” dans les magasins pourrait alors être intéressante… Le P2P permet la recherche d’artistes similaires comme le fait notamment Amazon alors pourquoi ne pas en faire de même dans les magasins? Pourquoi limiter l’offre alors que la demande existe? Idem pour la musique que l’on y fait jouer; il serait intéressant de combiner des pièces récentes et d’autres qui le sont moins.

Bref, de nouvelles données nous sont parvenues grâce à cette étude alors j’ose espérer que l’industrie se donnera la peine d’étudier un peu la situation de manière à bien connaître le potentiel de marché et ainsi mieux commercialiser certains produits qui sont présentement destinés à vieillir dans un bac sur lequel on peut lire 3 pour 25$.

Évidemment, comme il existe désormais plusieurs manières de consommer la musique, il y sans doute plusieurs autres façons de donner un deuxième souffle aux classiques dont s’inspirent les artistes d’aujourd’hui mais qui demeurent peu connus des plus jeunes générations. Des idées?

Pour ceux que ça intéresse, l’étude en question est ici.

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Google CarEn rédigeant mon récent billet concernant l’incendie de l’Église franciscaine de la rue Dorchester, je me suis interrogé sur la véritable raison d’être de Google Streetview. Personnellement, je trouve l’idée absolument géniale et j’utilise très fréquemment l’outil pour visiter différentes régions du globe mais je n’arrive pas à voir de quelle manière cet outil pourra vieillir et comment pourra-t-il assurer la perrennité de l’information qu’il diffuse.

Alors que plusieurs grandes villes ne sont toujours pas sur Google Streetview, certaines de celles qui y sont ont grandement changé depuis la visite des voitures de Google. Par exemple, à Montréal, la Place des Festivals n’est plus du tout ce qu’elle était lors du “shooting”, tout comme l’Église franciscaine qui a brûlé le 6 février dernier. Quant à l’emplacement où se trouvait jadis le Spectrum de Montréal, j’ose espérer qu’on érigera éventuellement quelque chose…

Si, en un peu plus d’un an, autant d’endroits ont changé à Montréal, qu’est-ce que ce sera dans 3 ou 4 ans?

Est-ce que Google Streetview est destiné à témoigner de ce qu’était le monde en 2009-2010 ou continuera-t-il plutôt à prendre des photos partout sur le globe, et ce ad vitam aeternam?

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Église franciscaine, rue Dorchester Ouest, Montréal

Église franciscaine, vers 1910

Vous le savez probablement, une vieille église datant de 1893 a brûlé hier à Montréal. Il s’agit de L’Église franciscaine, également appelée Couvent St-Joseph,  située sur la rue Dorchester. Heureusement, l’église était à vendre et plus personne n’y habitait officiellement alors j’imagine qu’aucun document d’archives, ni d’oeuvre d’art n’y a laissé sa peau.

Ceci dit, même “vidés de leurs entrailles”, ces bâtiments demeurent un témoin d’une autre époque et il est toujours dommage de voir l’un d’eux partir en fumée car c’est aussi un brin de notre histoire qui s’envole avec lui.

Vu son état intérieur, peut-être fallait-il s’attendre à une éventuelle destruction étant donné que le bâtiment n’était pas considéré comme patrimonial par Héritage Montréal et qu’il n’était pas non plus sur la liste des sites emblématiques menacés. Pourtant, il me semble que le fait que les franciscains y aient élu domicile lors de leur retour au Québec, à la fin du 19e siècle, et qu’ils y soient restés plus de 100 ans témoignent assurément d’une quelconque valeur historique, non? Mais je suis conscient que, dans la vie, il faut savoir choisir ses batailles si on veut s’assurer d’en gagner le plus possible; d’autant plus que, à voir ces photos, une somme considérable aurait dû être amassée pour sauver l’église dont la vente était on ne peut plus incertaine et dont l’éventuel acquéreur allait – on s’en doute – se servir du bâtiment pour une raison très probablement autre que celle pour laquelle on l’aurait sauvé.

Malgré la triste perte de ce bâtiment, je ne peux m’empêcher de dire, sans blâmer qui que ce soit, que je trouve ironique que les Franciscains n’aient pas été en mesure de préserver le bâtiment en bon état alors que, tel qu’indiqué sur leur site Web, depuis 1342, ils ont la responsabilité de protéger la Terre Sainte, soit des endroits sanctifiés par le passage de Jésus.

Voici en terminant quelques liens intéressants sur le même sujet:

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