Saviez-vous que ce blogue avait une page Facebook? Weird, hein? Un blogue, alimenté par une seule personne, qui a une page Facebook bien à lui.

J’ai juste envie de me dire: “Heille le gros, t’as pas déjà un profil Facebook? À quoi bon créer une page? Tu te prends pour un média maintenant?

Non mais, si on regarde la chose de plus près, la seule différence entre une page et un profil, c’est que, avec la page, la relation d’amitié n’est pas réciproque. Quant au profil, la relation d’amitié est bidirectionnelle. Tu es mon ami et, conséquemment, je suis le tien. Avec une page, elle est unidirectionnelle, la relation. Tu me suis mais, moi, non. Bon, dans le cas d’une entreprise ou d’un média, ça va. Je connais l’entreprise, mais elle ne me connaît pas, elle, alors, le fait que notre relation soit unidirectionnelle est tout à fait normale. Mais entre deux personnes, ça l’est moins. Bon, ok, si t’es une veudette [sic], ça passe. Mais ça demeure borderline.

Ça me fait penser à toutes ces personnes qui s’imaginent que, peu importe ce qu’ils font est sujet à intéresser les autres; ceux qui s’imaginent que, lorsqu’ils pètent, c’est un événement. Je m’achète des souliers, c’est un événement! Je dois en aviser mes amis. Je vais publier des photos sur mon profil (et ma page) Facebook, je vais les tweeter, je vais faire une entrevue vidéo avec la vendeuse et la diffuser sur Youtube, et je vais aussi créer un blogue pour mes souliers et faire comme s’ils écrivaient ce qu’ils pensent lorsqu’ils sont dans mes pieds. Avec ça, je devrais être invité à Tout Le Monde En Parle ou, à tout le moins, à La Sphère.

Moi aussi, j’ai le goût d’essayer ça, la création d’événement qui n’en est pas vraiment un… Et j’ai aussi le goût de régler mon problème de page Facebook qui me rend mal à l’aise.

Une pierre, deux coups! J’annonce officiellement que, le 2 novembre prochain, à 23h, je vais tuer ma page Facebook. Ça c’est de l’événement mes amis!

Allez, je crée une événement Facebook: https://www.facebook.com/event.php?eid=184538281627377

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Je n’ai pas été très actif ici depuis quelques temps. Mais comme j’avais le goût d’enculer des mouches (vous connaissez l’expression, hein?), je suis venu y faire un tour pour – justement – vous donner un cours d’enculage de mouches 101.

On parle ici d’un acte figuré, en passant…

Donc, allons-y.

Pour enculer des mouches, il suffit d’ouvrir la télévision et de s’asseoir avec la manette à la main, tel un chasseur attendant patiemment dans son shack qu’un beau gros buck se pointe le bout du museau. Mais vous, c’est une phrase que vous attendez.

J’ai tenté l’expérience tantôt, alors que j’écoutais Les Parents. Vous savez, la sympathique émission avec Anne Dorval et Daniel Brière? Habituellement, il n’y a pas énormément de proies dans cette émission mais, aujourd’hui, j’en ai attrapé une énorme! Je vous explique: un père se promène en voiture avec son fils aîné – qui pratique sa conduite en vue d’un éventuel examen à la SAAQ – et son benjamin. Tous les trois, ils parlent du théorème de Pythagore et de philosophie. Évidemment, les deux ados disent qu’il s’agit là d’une perte de temps que d’apprendre ces notions à l’école alors que le père tente de les persuader du contraire. Soudain, la voiture heurte quelque chose (probablement un nid de poule) et, ça y est, une crevaison. Le père empoigne donc le petit livre d’instructions qui se cache dans le coffre à gants afin de voir comment on s’y prend pour changer un pneu crevé. Et c’est à ce moment précis que la proie se pointe le bout du nez: “Ouin, on pourrait se servir du théorème de Pythagore pour changer le pneu”, s’écrit un des deux ados. “On pourrait demander à un philosophe de nous aider, renchérit l’autre ado. Deux pour le prix d’une! Les deux ados venaient de blaster leur père qui tentait de les persuader que, parfois, à l’école, on apprend des trucs qui ne nous servent pas quotidiennement mais qui nous aident à développer un esprit critique, et qui nous donnent des références qui pourront appuyer notre point de vue quelconque.

Et voilà, vous avez votre proie et il ne vous reste qu’à vous brancher sur Facebook et à déblatérer des “Wow, bravo pour votre perspicacité les scénaristes, c’est un bel exemple à donner à nos enfants”. Vous pouvez aussi y aller d’un classique “Deux morceaux de robots pour votre bon jugement” ou “Vivement une société de plombiers et de garagistes!”.

Rien de plus simple! Amusez-vous bien!

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Après avoir assemblé un meuble Ikea, je le connais mieux que quiconque. Un peu trop même. Je sais notamment que, si j’ai à le soulever, ce meuble, je ne dois pas le tenir d’une telle manière, mais plutôt d’une telle autre. Je le sais parce qu’il manquait une vis lorsque je l’ai assemblé, le meuble, et que c’est à cet endroit très précis que je ne l’ai pas mise, la vis. Si je le soulève d’une telle façon, je sais pertinemment qu’une partie restera par terre ou que tout s’écroulera à mi-chemin. D’où l’expression, “je te connais comme si je t’avais fait”. Lorsqu’une telle situation se présente, j’en viens à détester ledit meuble. Je connais tous ses défauts et, à chaque fois que je le regarde, j’ai envie d’empoigner une masse et de lui régler son compte une fois pour toute!

Ça, c’est le concept du meuble Ikea à l’état pur, dans toute son authenticité. Et la beauté avec ce concept, c’est qu’il se transpose partout.

Par exemple, à la petite école, lorsqu’il y a un “nouveau” qui arrive à la mi-année (appelons-le François), tout le monde s’y intéresse; à moins qu’il soit trop gros ou trop laid. S’il répond aux standards, il pique la curiosité de tout le monde. Mais peu à peu, on remarque qu’il sent légèrement plus fort que la moyenne des gens, qu’il se fouille dans le nez, qu’il ment pour se rendre intéressant, et on le soupçonne même d’être celui qui massacre les livres de la bibliothèque à grands coups de crayons-feutre. Bref, de la même manière que l’on remarque les défauts du meuble Ikea, à force de le fréquenter, on remarque aussi ceux de François et on comprend qu’il n’est pas celui que l’on croyait. On n’a pas nécessairement le goût d’empoigner une masse et d’en finir une fois pour toute avec lui, mais on l’évite et on le choisit en dernier lorsque vient le temps de faire les équipes d’hockey cosom.

Et là où le concept devient de plus en plus intéressant, c’est sur le Web.

Prenons, par exemple, le Nightlife Magazine. Avant que je ne visite leur site – qui s’apparente davantage à un blogue d’ailleurs -, j’estimais que c’était une source crédible d’information musicale. Notamment, je lisais les critiques CD pour me faire une idée des nouveautés qui valaient la peine d’être écoutées. Maintenant,  je ne sais même pas si on y publie encore des critiques de disques mais, après être allé naviguer sur leur site Web – et à force de les voir dans mes feeds Facebook et Twitter -, je sais qu’on y retrouve beaucoup de photos de filles qui frenchent, des chroniques insipides écrites par des blogueurs, et une application iPhone inutile qui ne répond à aucun besoin, sinon celui de voir des photos de filles qui frenchent… Bon, je parle du Nightlife, ici, car c’est un exemple type, mais il en existe  quelques autres dans le genre qui, à cause de leur présence Web, ont perdu toute notoriété à mes yeux. Comme dans le cas de François qui néglige son hygiène corporelle et qui s’amuse à saboter les livres de la bibliothèque. Lorsque ses amis se sont aperçus du pot aux roses, c’en était terminé de lui; l’étiquette du jeune vandale odorant allait lui coller à la peau jusqu’en 6e année.

Et sur les réseaux sociaux, c’est aussi pire! Combien de journalistes et autres personnalités publiques que j’estimais m’ont-ils déçu avec leurs insipidités sur Twitter. Et combien de fois ai-je roulé des yeux devant le statut ou la photo d’un ami Facebook?

Et je pourrais continuer longtemps, comme ça, à énumérer des applications concrètes du concept du meuble Ikea, mais la morale serait toujours la même; et elle implique soit une masse, ou un choix de dernière ronde au hockey cosom.

Un jour, je vous parlerez parlerai du concept de la grenouille dans l’eau bouillante.

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Anne Rodrigue, Robert Rodrigue, Simon Rodrigue, Dominique Rodrigue et Catherine Rodrigue

Elle s’appelle Anne Rodrigue mais bientôt elle reprendra son nom de jeune fille puisqu’elle est en instance de divorce. En effet, elle est séparée depuis 3 ans et demi. Elle a fréquenté un homme il y a deux ans mais elle l’a rapidement laissé tomber. Il était un peu ennuyant et il lui rappelait son ex-mari, Robert. Depuis, elle est déménagée à Québec pour se rapprocher d’une de ses filles, Dominique, et de ses enfants. Anne travaille dans une  école primaire. Elle est enseignante. Dans 5 ans, elle pourra enfin prendre sa retraite et s’occuper de ses petits-enfants. En attendant, elle adore prendre des photos d’eux pour les ajouter sur son profil Facebook et partager ainsi quelques photos avec ses soeurs, toujours à Montréal.

Il s’appelle Robert Rodrigue. Il vit seul dans un cottage de l’est de Montréal depuis que sa femme, Anne, est partie, il y a 3 ans et demi, après que leurs enfants – Catherine, Dominique et Simon – aient quitté tour  à tour le nid familial. Robert est superviseur à la STM. Il aime bien sa petite routine mais il s’ennuie de sa famille. Quand il se lève, le matin, Robert prend son café, écoute un brin de Salut Bonjour! histoire d’être à l’affût des dernières nouvelles, et part travailler pour ne revenir que 8 heures plus tard. Dès lors, il se prépare quelque chose à manger, et écoute un brin de hockey. Lorsqu’il n’y en a pas, il s’amuse à rédiger des petits textes ultra-positifs inspirées des Powerpoint que ses soeurs lui ont envoyé par courriel et les ajoute sur son profil Facebook en invitant les gens à les faire circuler.

Il s’appelle Simon Rodrigue. Il a 23 ans. Il vient d’être embauché comme directeur artistique dans une agence de pub réputée où il avait obtenu un poste de graphiste après y avoir fait son stage il y a deux étés. Il s’agit probablement du plus jeune directeur artistique de Montréal. Il a toujours eu de la chance… et il connait les bonnes personnes… Depuis qu’il a obtenu ce poste, il est déménagé, seul, dans un grand loft situé dans une ancienne église de la Petite Italie. Toutefois, il est rarement chez lui. On peut d’ailleurs le constater en consultant son profil Facebook car, à chaque fois qu’il met le pied dans un endroit public, il l’indique dans Facebook Places.

Elle s’appelle Dominique Rodrigue. Elle a 31 ans. Elle a habité à Montréal, avec ses parents, jusqu’à ce qu’elle rencontre Patrick, à 21 ans. Dès lors, elle est déménagée à Lévis, en banlieue de Québec. Elle a maintenant quatre enfants: Étienne (10 ans), Patrice (8 ans), Jeff (6 ans) et Constance (4 ans). Lorsqu’elle a emménagée avec Patrick, ce dernier avait déjà une fille: Julie (15 ans). Elle habite avec eux une semaine sur deux. Depuis 10 ans, Dominique est serveuse dans une brasserie. Pendant longtemps, elle travaillait le soir et la nuit mais, depuis quelques mois, elle sert les déjeuners et les dîners de 5 heures à 13 heures. Avec son cellulaire, Dominique aime bien prendre des photos d’elle dans le miroir de la salle de bains pour ensuite les mettre sur Facebook et attendre que ses amis les commentent.

Elle s’appelle Catherine Rodrigue. Elle a 25 ans et elle habite à Montréal. Elles est célibataire et bachelière en Recherche et animation culturelle. Avec des copines avec qui elle étudiait à l’UQAM, elle alimente un blogue sur les tendances, la scène locale, la mode et le design. Aussi, elle anime une émission de radio à CIBL. Elle a un compte Tumblr, un compte Flickr, un blogue personnel sur Wordpress.com, deux ou trois profils Facebook ainsi que quelques pages et un compte Twitter. Aussi, elle écrit dans un Webzine. Sinon, elle travaille dans un magasin de disques usagés et est  recherchiste pour une émission de télé diffusée sur une chaîne spécialisée. Elle aime bien mettre, sur Facebook, des photos de ses virées nocturnes dans les bars miteux près de la Plaza St-Hubert.

Ce sont les Rodrigue! Vous les connaissez peut-être.

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Lutteur mexicain asthmatique

Extrait du pilote

Hier, j’ai eu une autre idée brillante qui fera très probablement de moi un homme riche. Encore une fois, ça se passe à la télévision.

Tout ça a commencé quand j’ai vu le statut d’un ami Facebook. Je ne le reproduirai pas ici car il se reconnaîtra peut-être et, comme je ne l’ai pas vu depuis quelques 15 années, peut-être est-il rendu gros et musclé… Je jouerai donc safe en donnant un exemple de statut similaire:

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On peut remarquer, en plus des quelques fautes d’orthographe, l’absence de toutes formes de ponctuation. C’est là que prend forme mon concept.

Le concept

L’émission se déroulera en partie sur le Web, et en partie sur le terrain. C’est donc un produit multiplateforme et ça s’appelle Poing pour point.

Chaque émission commencera avec l’animateur, un  lutteur mexicain asthmatique, alors qu’il se promène sur Facebook. Quand, dans un statut, il verra des fautes dignes de la plume de mon ami (peut-être) musclé, il se rendra chez son auteur pour lui asséner un uppercut pour chaque point manquant, et un jab dans les côte pour chaque virgule, et ainsi de suite pour tous les signes de ponctuation. Par la suite, il donnera une contravention symbolique à l’auteur ainsi que quelques certificats-cadeaux dans la librairie qui voudra bien devenir mon partenaire d’affaire et investisseur. Dès lors, nous suivrons l’auteur en herbe alors qu’il se rendra à la librairie pour faire quelques emplettes qui sauront l’aider à mieux rédiger ses statuts Facebook. Et s’il ose prendre un livre de recettes, le lutteur mexicain asthmatique y verra.

Pas mal, hein? De l’action, un volet éducatif, de l’émotion, de la comédie… Maintenant, vous vous demandez sûrement pourquoi l’animateur sera un lutteur mexicain asthmatique. Et bien, la réponse est simple! J’aime les lutteurs mexicains et celui que je connais est asthmatique. Et il ne parle pas alors le seul qualificatif que je puisse lui coller, c’est le fait qu’il soit asthmatique. En plus, peut-être que j’arriverai à convaincre une entreprise pharmaceutique à investir dans le projet…

Par ailleurs, vous vous demandez peut-être pourquoi ça fera de moi un homme riche? C’est simple! Depuis que l’émission Airoldi pour une sortie existe, les standards de qualité sont nettement inférieurs à ce qu’ils étaient. Je ferai donc la prise de son, la caméra et le montage moi-même! Tout ça avec un iPhone 4. Ça fera plus réaliste et, en plus, ce sera le premier produit québécois à être tourné de la sorte alors je serai invité dans toutes les émissions de télévision pour raconter la même chose jour après jour…

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