C’est beau la subtilité.

Pensons par exemple au léger goût amer du houblon dans les meilleures IPA, ou à celui du bois dans un bon rouge de Toscane. Pensons aussi à l’humour de Sol, aux tounes d’Harmonium, à l’esthétisme des films de la Nouvelle vague française. Cette subtilité qui nous frappe de plein fouet là où l’on s’y attend le moins…

C’est ce que je nous souhaite en 2012. De la subtilité.

Parce que, en 2011, l’heure était davantage à l’exagération, à l’excès et à la démesure.

Envolées symphoniques impromptues sur le plus récent disque de Philippe B, excès de vocalisation d’Adele, pullulation de chaînes spécialisées, création de quelque 28 000 blogues de pseudo-experts 2.0 qui croient rendre notre vie meilleure avec leurs conseils visant une saine utilisation de Facebook ou Linkedin, la finale de Starbuck, le makeover d’Anne-Marie Losique, les uns qui nous parlent de leur fissure anale sur Twitter afin de susciter la compassion des autres spécialistes en lichage de troufignon, Call TV, les “éditoriaux” de Claude Poirier, Denis Lévesque et ses amis à cravate qui nous disent que ça n’a donc pas de bon sens…

Vivement de la musique à l’image d’Histoire sans Paroles 2012. Et vivement des films qui rappellent Truffaut ou Resnais.

none

J’vas aller sur une île, j’vais brûler l’bateau
J’vas r’commencer l’monde, m’a faire de quoi d’beau

- Tellement longtemps, Les Colocs

Ça m’arrive encore d’écouter ça. Assez souvent même.

Recommencer le monde… Mais encore faut-il savoir comment on veut le refaire, le monde. Ça prend des grands penseurs pour refaire le monde, pas seulement des “faiseurs” ou des gosseux comme c’est trop souvent le cas à notre époque. Traverser le pont une fois une fois arrivé à la rivière. Tel est le mot d’ordre aujourd’hui.

C’est peut-être ça, le problème avec “le monde”; trop de faiseurs et pas assez de grands penseurs pour concevoir quelque chose de bien. Mais je m’écarte alors que je suis supposé r’commencer l’monde pour faire de quoi d’beau

Allons-y gaiement:

  • Premier commandement: Dans un lieu public qui ne s’apparente ni à une plage, ni à une piscine, ta bédaine tu n’exhiberas point.
  • Deuxième commandement: Dans la rue, en plein jour, un joint tu ne fumeras point.
  • Troisième commandement: Par la fenêtre de ton véhicule, des déchets tu ne lanceras point.
  • Quatrième commandement: J’te l’avais dit, tu ne diras point.
  • Cinquième commandement: De quoi que ce soit, tu ne t’autoproclameras point.

Ça ressemble à un début… J’ai le goût de vous demander si vous avez d’autres idées mais j’ai trop peur de ne recevoir aucun commentaire alors, je me garde une petite gêne. Excusez-le.

one

photo: Infopresse

Savoir choisir ses batailles, voilà une maxime que j’aime bien.

À quoi bon s’investir dans une bataille dont l’enjeu est sans véritable importance? C’est comme ce “débat” qui a été rediffusé ce matin à Christiane Charette entre Olivia Lévy et Nathalie Petrowski. Le sujet: Pour ou contre le mariage. Non, mais, on s’en contrefiche, non? Si tu ne veux pas te marier, fine! La seule personne que ça regarde – en dehors de toi -, c’est ton/ta conjoint(e) alors inutile d’en faire un débat radiodiffusé avec, en prime, deux débatteurs qui en mettent définitivement trop qu’il en faut! Ce que je fais lorsqu’on m’impose des débats sans enjeu? Power Off. Et je me trouve autre chose à faire.

Toujours dans la veine des batailles sans véritable enjeu, il y a ces gens qui s’insurgent devant les pubs que l’on peut désormais voir sur les roues arrières des BIXI. Celle-là, je ne la comprends vraiment pas… Le principal argument étant que ces publicités sont visuellement polluantes, j’exige que l’on m’explique en quoi est-ce que c’est plus polluant visuellement que les publicités sur les autobus ou les taxis, ou celles sur les abribus?

De la pub, il y en a partout où l’on regarde. Des panneaux sur le bord des autoroutes, des affiches qui placardent les murs du centre-ville, l’affichage électronique dans le Métro, etc. Il y en a certes trop. Mais, sincèrement, qu’est-ce qui est le plus polluant visuellement entre un logo de 30 centimètres par 30 centimètres sur la roue arrière d’un vélo ou un panneau de 5 mètres par 3 mètres juché dans les airs en plein coeur du Mile-End?

Comme le dit François Cardinal dans son éditorial du 23 avril, [...] la pérennité d’un tel système, qu’on le veuille ou non, a un coût. Un coût qui doit être assumé soit par les usagers, soit par les contribuables… soit par les annonceurs. Dans un contexte où les taxes et tarifs sont quotidiennement conspués, la dernière option s’imposait d’elle-même.

Avec un réseau qui prend de l’ampleur, de nouveaux coûts étaient à prévoir et, personnellement, je crois que la publicité est une très chouette alternative à la hausse des tarifs aux usagers; d’autant plus que, désormais, les déplacements sont de 45 minutes plutôt que de 30 minutes et la période d’attente entre les déplacements est de 2 minutes plutôt que 5.  Qui plus est, l’un des partenaires (Telus, pour ne pas le nommer) remet 1$ à la Fondation des maladies du coeur pour chaque nouvel abonnement. Pour ma part, ne serait-ce que pour ces dernières raisons, ça vaut la peine de traîner le logo d’Alcan, Desjardins ou Telus derrière soi lorsqu’on chevauche un BIXI.

Bon, j’ai l’air d’écrire un billet commandité pour Bixi… Comme ce n’est pas le cas, je terminerai en disant que je suis (très) partiellement d’accord avec les détracteurs qui considèrent que ce n’est pas moralement acceptable d’utiliser les usagers de Bixi pour véhiculer un message publicitaire. En fait, ce n’est pas contre le concept que j’en ai mais plutôt contre une publicité bien précise: celle de Desjardins dans laquelle on retrouve simplement un nom de famille sur la roue arrière, comme si l’utilisateur du Bixi était une partie intégrante du concept. Ça, c’est un peu cheap mais le média, lui, je l’appuie à 100%.

none

Ceci est un bar

Tantôt, j’ai vu un bar à fleurs.

UN BAR À  FLEURS!!!

Non, mais ça commence à faire, là, l’abus de mots dans le vent!!!

J’ai toléré le bar à vin, le bar à sushi, le bar à eau, le bar à ongles et le bar à lunettes, mais le bar à fleurs, là, ça va faire! Un bar à merde en guise de toilettes payantes, tant qu’à y être???

Un bar, c’est un endroit où l’on sert de l’alcool. Et c’est aussi un poisson. Et une unité de mesure. That’s it!

C’est comme “urbain”. Ces 2-3 dernières années, tous les nouveaux établissement étaient “urbains”. Petits déjeuners urbains, café urbain, salon de coiffure urbain, rue St-Urbain… Bon, le dernier, ça passe, mais, pour les autres, ça devient franchement ridicule!!!

Si on recule encore plus – disons en 1999 -, tout était “2000″. Gym 2000, Vidéo 2000, Boutique pour elle et lui 2000, Crème Glacée 2000…

Aujourd’hui, en connaissez-vous des boutiques avec un “2ooo” dans le nom? Non? Normal, elles ont fermé, ou changé de nom.

Donc, si vous avez l’intention d’ouvrir un commerce bientôt, évitez le “bar” dans le titre parce que, dans 3-4 ans, vous allez avoir l’air un peu tata. Et, tant qu’à y être, oubliez aussi le mot “nouveau” parce que, dans 2-3 ans, vous ne le serez plus, nouveau…

Excusez-le.

none
  • Pourquoi tout ce qui est à saveur de cerise ou de banane est dégueulasse alors que, les fruits, eux, ils sont délicieux?
  • Pourquoi les gens aiment autant Karkwa?
  • Pourquoi voit-on autant d’émissions de télé sur la bouffe, et sur les archives?
  • À quand une émission sur les archives culinaires?
  • Pourquoi, en parlant du fruit, tout le monde prononce “une cantalouppe” plutôt que, comme il se doit, “un cantalou“?
  • Pourquoi passons-nous autant de temps à imiter les Américains alors que, le lendemain, nous blastons tout ce qu’ils font?
  • Pourquoi la SAQ n’importe-t-elle pas de bières artisanales américaines?
  • Pourquoi, lorsque nous allons au club vidéo, les films québécois sont classés dans la section des films internationaux?
  • Pourquoi n’est-ce pas plus cher d’envoyer une lettre?
  • Pourquoi n’y-a-t-il jamais de films américains au Cinéma Beaubien?
  • Pourquoi n’ai-je pas appris à jouer du piano quand j’étais plus jeune?
  • Pourquoi autant de gens sont-ils persuadés qu’Anne-Marie Losique est intelligente et qu’elle ne fait que jouer à la conne?
  • Pourquoi je n’arrive pas à m’intéresser aux chars?
  • Pourquoi la radio commerciale est-telle aussi bruyante?
  • Pourquoi, lorsque nous posons deux questions dans un même courriel, les gens ne répondent qu’à la dernière?
  • Pourquoi la rivalité Montréal-Québec n’est-elle pas morte avec les Nordiques?
  • Qui est-ce qui écoute La Petite Séduction?
  • Pourquoi certaines choses, tel que le sommeil, ne sont pas stockables?
  • Pourquoi, lorsque j’ai un agenda, je ne m’en sers jamais?
  • Qu’est-ce que ça me donne d’écrire ce billet et d’alimenter ce blogue?
3 com

un autre blogue sur Twitter un autre blogue sur Facebook Abonnement RSS un autre blogue















outils de procrastination

de quoi ça parle ce blogue?

archives