Mon voisin Totoro

Mon voisin Totoro

Chers voisins,

Quand je suis déménagé dans mon premier appartement avec ma blonde, c’était un genre de 3 1/2 – qui se louait comme étant un 4 1/2 -, au troisième étage d’un triplex. Les murs étaient en carton. Une nuit, on s’est même fait réveillés en pleine nuit par vous, voisins, qui, sans farces, semblaient pratiquer le vaudou nocturne. Après près de 2 ans, nous avons levé le camp pour nous installer dans un 4 1/2 – qui se louait comme étant un 6 1/2 -, au deuxième étage d’un triplex. Alors que ça faisait à peine 1 mois que nous étions là et que nous rénovions un brin, toi, voisine d’en bas, tu es venue chez nous pour me dire que nous faisions trop de bruit. Pire, une fois, tu as envoyé ton fils, un grand gaillard qui faisait deux fois ma taille pour me demander d’arrêter de… travailler la nuit…

- Salut, je suis le fils de tes voisins d’en bas.

- Salut…

- Ma mère trouve que vous faites beaucoup de bruit et elle pense que tu travailles la nuit; que tu fais de la construction.

- Euh, non… Je travaille sur le Web le jour et je vais à l’école le soir alors tu comprendras que, la nuit, j’en profite pour dormir un brin.

- C’est parce que mon père est malade alors il doit se reposer.

- Je comprends mais, tsé, on est en logement. On vit en communauté. En plus, c’est un vieux bloc… Je fais attention mais, des fois, je n’ai pas bien le choix de faire un peu de bruit. Je dois passer la balayeuse, faire à manger… Tu comprends?

- Je comprends, c’est juste que nous avons eu des problèmes avec ceux qui étaient là avant vous…

- Oui, ils nous en avaient parlé. Mais ils avaient un enfant… C’est normal que ça fasse du bruit un enfant il me semble. En haut, il y a deux enfants et c’est sûr que c’est achalant des fois mais ils n’ont pas le choix de bouger un peu…

- Oui, oui, je sais bien… C’est beau… Bye…

- Ok, euh… bye!

- …

- Fffffffffiou…

Quelques mois plus tard, vous déménagiez et une jeune famille prenait votre place. Il y avait maman-voisin, papa-voisin , ti-gars-voisin, tite-fille-voisin et ti-chien-voisin… Les premiers mois, ça allait. Ça sentait un peu la cigarette dans mon garde-robes mais bon…

Après quelques mois, ça a commencé à barder pas mal. Une nuit, nous nous sommes réveillés à cause de cris et d’une porte qui claque pas mal fort, accompagnée d’une vitre qui pète en mille et un morceaux. Nous ne t’avons jamais revu, papa-voisin, et ce qui restait de votre famille est déménagé quelques mois plus tard.

Une autre jeune famille est venue prendre votre place. Il y avait, encore une fois, papa-voisin, maman-voisin, 2-ti-gars-voisins (plus un autre l’année suivante), grande-fille-voisine-une-fin-de-semaine-sur-deux et ti-chien-voisin. Vous, ça allait. Nos goûts musicaux n’étaient pas les mêmes et nous n’écoutions pas de la musique au même moment de la journée mais, comme je l’ai dit au fils de mes anciens voisins, nous vivons en communauté…

Au même moment, à côté, toi, petit couple très tranquille qui habitait là, tu es déménagé et deux jeunes filles qui sont venues vivre dans votre ancien appartement. Ça sentait toujours le pot!!! En plus, une des deux filles essayait de jouer de la guitare et de chanter… Elle ne connaissait que deux tounes. La première, je l’ai oubliée… La deuxième, c’était Toune d’automne des Cowboys Fringants. Vous savez, la toune de la p’tite soeur qui part dans l’ouest (où je ne sais trop où) et qui tarde à revenir, le tout chantée par un grand frère cégépien en mal d’amour… Après quelques mois, une des deux filles est partie et c’est le chum de celle qui est restée qui est venue y habiter. Au début, c’était pas si pire… à part que ça sentait encore le pot… Un jour, ma blonde est arrivée de l’école assez tard et elle m’a dit qu’il y avait un gars qui dormait sur le balcon d’à côté (notre balcon et le leur étaient collés; une simple clôture séparait les deux). J’y ai jeté un coup d’oeil, sans trop m’en préoccuper. Après quelques minutes, la fille qui habite là où vous habitiez commençait à gueuler. On a vite compris qu’elle avait mis son chum dehors et qu’elle voulait qu’il sacre son camp. Ce qu’il a fait temporairement pour ensuite revenir avec elle. Par la suite, à part les drafts de pot, c’était correct. Un jour, ils sont partis et c’est un autre jeune couple qui est venu prendre leur place. Ils avaient l’air correct…

Au même moment, toi, le couple avec les deux jeunes enfants qui habitaient en haut, tu déménageais. Ça nous faisait un peu de peine. Malgré le bruit matinal, nous vous aimions bien. Vous étiez sympathiques et nous savions que vous étiez de bonnes gens… Trois jeunes filles sont venues prendre votre place. C’était pas si mal jusqu’à ce qu’une d’elle parte vivre en France et que l’autre parte pour un an en Australie. Deux autres sont venus prendre leur place… Un gars et une fille. Là, ça recommençait à sentir le pot et le boum!-boum!-boum! nocturne devenait très agaçant. Heureusement, ça n’a pas duré longtemps. Ils sont tous partis je ne sais où et la soeur de celle qui est partie en Australie est venue y vivre avec son chum, et le fils de ce dernier qui trouvait qu’on faisait trop de bruit lorsqu’on mettait nos vêtements sur la corde à linge. Eux, nous avions rien à leur reprocher. Nous pensions donc que tout irait bien jusqu’à ce que, toi, le jeune couple que nous avions l’air de trouver bien correct et qui était venu vivre à côté de chez vous nous dévoiliez votre côté obscur…

Là, c’était carrément l’enfer. À tous les mardis, vous invitiez des amis à venir (trop) boire chez vous jusqu’aux petites heures du matin. Individuellement, vous sembliez corrects. Par exemple, lorsque je te croisais, Mr, je te saluais et tu me saluais à ton tour. Pas ta blonde par contre… Mais bon… C’était lorsque vous étiez ensemble le problème. Ce n’était pas rare que nous nous faisions réveiller en plein milieu de la nuit par les cris hystériques de ta blonde… En plus, elle aussi elle chantait lorsqu’elle levait le coude un peu trop. Une nuit particulièrement bruyante alors qu’elle s’engueulait solidement avec un des tes amis, c’en était trop. Je dois te l’avouer, c’est moi qui suis allé mettre le petit mot suivant dans ta boîte aux lettres:

Merci pour le bruit, TABARNAC!!!

Deux semaines plus tard, nous déménagions dans un très grand 4 1/2 – qui se loue comme étant un 6 1/2 -, au deuxième étage d’un triplex. Ici, les murs ne sont pas en carton. C’est assez rare que vous vous entendons chers voisins. L’été, il y a parfois vous, voisins d’en bas, qui faites le party sur la terrasse mais, au moins, vous avez la décence de me le dire à l’avance. Bon, ça sent parfois la cigarette mais, que je sache, ce n’est pas encore interdit de fumer… Sinon, il y a vous, les deux filles d’à côté, qui festoyez assez tard l’été; il y a toi, voisin d’à côté, qui écoute CKOI à tue-tête en lavant ta voiture; et, toi, voisine d’en haut qui marche sur les talons… Mais comme, d’emblée, c’est mieux isoler ici, c’est moins pire qu’avant.

Il n’y a qu’un seul bruit que n’arrive plus à endurer ici. C’est lorsque je suis dans ma chambre, que je lis et que j’entends ce &*$% de son de MSN Messenger qui signale la réception d’un nouveau message…

Que voulez-vous, on ne peut pas tous avoir des voisins comme Totoro

none

Ça fait presque 10 ans que je travaille sur le Web.

Quand j’ai commencé, la mode des sons en MIDI sur les pages HTML était en voie d’extinction. C’était juste avant la mode des sites en Flash (4), avec de la grosse musique techno. Dans ce temps-là, peu importe la nature du site, on faisait quelque chose en Flash, avec de la grosse musique techno.

Par la suite, la mode des sites blancs avec des lignes partout est arrivée. En Flash (5), encore une fois. Peu importe la nature du site, on faisait quelque chose de blanc, en Flash, avec des lignes qui bougent.

Il y a ensuite eu les frames. Vous savez, les fameuses scrollbars en plein milieu d’une page. C’était LA façon pour qu’un menu de navigation soit toujours visible. Il y a aussi eu les boutons avec rollover, en Flash (6), qui, lorsqu’on passait le curseur par dessus, émettaient un petit bruit qui aurait très bien pu être celui d’un robot qui fait des flatulences. Bip!

Bref, depuis que je travaille sur le Web, ça a beaucoup changé.

Mais certaines choses sont semblables. Notons par exemple le comportement de certaines entreprises dont le site Web ne répond pas toujours – ou très mal – aux besoins des internautes.

En 2001, avec des gens avec qui j’ai étudié, j’avais ma propre entreprise de conception de site Web. Sur notre site Web, il y avait l’heure et la météo. N’est-ce pas utile! Nous savons tous que Monsieur Untel, alors qu’il cherche une entreprise qui lui fera un site Web pas trop cher, aimerait bien qu’on lui dise l’heure qu’il est et le temps qu’il fait dehors. Jamais on ne s’est posé la question à savoir ce que Monsieur Untel désirait voir sur notre site avant de nous confier la conception d’un site Web blanc, en Flash (5), avec des lignes qui bougent partout…

Quelques dix années plus tard, cette tendance est malheureusement encore présente sur le Web. Et je ne parle pas des sites blancs, en Flash (5), avec des lignes partout; mais des utilitaires dont les internautes n’ont aucunement besoin ou qui nous font perdre notre temps.

Par exemple, avant-hier, j’étais sur le site de mon fournisseur Internet pour en connaître un peu plus sur leur nouvelle offre en matière de téléphonie mobile. Je cherchais désespérément une façon de voir combien ça me coûterait, par mois, pour avoir le forfait 4 services (téléphone, Internet, câble et cellulaire). Après plusieurs minutes de recherche, je perçois un lien qui dit quelque chose comme “Parler à un agent”. Je clique donc sans trop savoir ce qui allait se passer. C’est alors qu’on me demande mon numéro de téléphone en me disant qu’un agent me contactera sous peu. Dès lors, je me dis qu’il s’agit là d’un service intéressant car je n’aurai pas à attendre – en écoutant de la musique d’ascenseur – qu’un agent se libère; que ce sera lui, l’agent, qui me contactera lorsqu’il se libérera. Quelques secondes après que j’aie soumis mon numéro de téléphone, le téléphone sonnait. Hélas, c’était une machine qui me remerciait d’avoir visiter le site Web de l’entreprise en question et qui me disait qu’un agent allait être avec moi dans quelques instants.

Hum… Pas aussi efficace que je ne l’aurais cru…

Quelques temps plus tard, je parlais à un agent à qui je demandais combien me coûterait un forfait 4 services avec eux. L’agent en question me demande alors – histoire d’accéder à mon dossier – mon nom, mon adresse, mon numéro de téléphone (est-ce que tu ne viens pas de m’appeler toi???), le nom de jeune fille de ma mère, etc. Je lui donne le tout pour me faire dire que, malheureusement, il ne pourra pas m’aider et qu’un de ses collègues me rappellera.

-Aujourd’hui?

-On ne peut rien vous promettre, monsieur!

-euh…

Bref, je n’ai jamais eu les renseignements que j’attendais. Alors que, en 2001, on s’amusait à utiliser des scripts qui donnaient l’heure et la météo pour la seule et unique raison que avions été capables de les intégrer sur notre site, en 2010, les entreprises développent maintenant des utilitaires qui, en plus de ne répondre que partiellement aux besoins des internautes (lire ici clients), nous font perdre un temps fou étant donné qu’elles ne disposent pas des ressources nécessaires à la maintenance de ce service.

Il y a bien une différence entre perdre son temps sur le Web en 2001 et 2010… En 2001, c’est ma mère qui me disait de faire le ménage plutôt que de perdre mon temps sur le Web alors que, en 2010, c’est ma blonde… Au moins, maintenant, je peux rétorquer que ce n’est pas ma faute…

none

Quand j’ai vu cette vidéo pour la première fois, j’ai été quelque peu désolé par le mauvais goût de la chose. Non mais, encore une fois, nous – Québécois – avions l’air d’une belle bande de colonisés; des humains de seconde classe…

Voyez par vous-mêmes:

Vous comprenez un peu mon malaise? D’autant plus que, sur le Web, plusieurs saluaient le courage dont la présentatrice a fait preuve en sortant du garde-robe; avouant du coup sa nationalité.

Euh… c’était planifié, les amis…

Mais bon, les jours ont passé et je suis retourné voir comment ça se déroule pour elle maintenant. Finalement, c’est pas si mal. Je crois toujours que la première présentation était so-so mais, pour la suite des choses, ça passe. J’ai même souri à quelques reprises.

Voyez par vous-mêmes:

C’est assez divertissant dans l’ensemble mais j’éprouve encore un léger malaise… Je veux dire, est-ce qu’on peut en revenir de l’accent québécois? Nous, on s’en fout de l’accent français… Si une Française devait venir annoncer la météo ici, on aborderait même pas le fait qu’elle soit Française. Pourquoi n’est-ce pas la même chose de l’autre côté de l’Atlantique?

Au delà de l’accent, la fille – Charlotte Le Bon – est drôle, jolie et charismatique. Il y a là un concept de météo intéressant et qui sort de l’ordinaire. Ce serait donc chouette si l’histoire de l’accent et le fait qu’elle soit Québécoise deviennent secondaires à un certain moment…

Ceci dit, j’ai bien aimé le gag où elle roule une pelle… Comme quoi il n’y a pas que nos expressions qui soient cocasses finalement…

4 com

Chères associations caritatives,

Quand je suis allé en Italie il y a 2 ans, j’ai été étonné de voir le nombre crosseurs qui s’y trouvent. Il ne faut évidemment pas généraliser; il y a beaucoup plus de gens honnêtes que de crosseurs mais, n’empêche, en Italie, il faut faire attention à bien des choses si on veut pas se faire avoir…

Par exemple, souvent, dans les petits commerces, aucun prix n’est affiché. L’on m’a raconté que ce qui définissait le prix, c’était la langue que le consommateur parlait. Et même pour le consommateur italien, si ce dernier ne parle pas le même dialecte que le commerçant, il risque de payer plus cher. C’est comme si, à Montréal, le gars de Saguenay devait payer plus cher sa crème glacée molle que le Montréalais. C’est un non-sens.

Il y aussi des gens qui se créent leur propre job en Italie. Par exemple, une fois, nous sommes allés mettre du gaz dans une station service. Le genre de station où il n’y a ni pompiste, ni commis; seulement une machine dans laquelle on glisse la carte de crédit pour ensuite faire le plein. Et bien, lorsque nous sommes arrivés, il y avait un pompiste, habillé en civil. Le gars n’était pas engagé par la station-service; il était seulement là à attendre les clients et remplissait leur réservoir à leur place. Évidemment, le gars s’attendait à un léger supplément en retour de son “aide”; ce que nous avons convenu de faire étant donné que nous étions plus ou moins familier avec les coutumes locales. Qui plus est, il s’agissait d’une voiture de location et nous voulions la ramener intacte. Quelques euros supplémentaires ont donc dû être déboursés pour un quelque chose que nous aurions très bien pu faire nous-mêmes.

Une autre fois, nous nous sommes rendus à Napoli. Quand nous avons stationné la voiture, deux gros gaillards sont venus nous voir pour nous faire comprendre que, non seulement il fallait mettre de l’argent dans le parcomètre, mais il fallait également leur donner un léger supplément pour qu’ils surveillent notre voiture pendant notre absence. Comme les deux gaillards en question étaient pas mal plus gros que nous, nous avons consenti à leur donner quelques euros pour qu’ils “prennent soin” de notre voiture pendant notre absence. Bref, encore une fois, on me forçait à payer pour quelque chose dont je n’avais aucunement besoin.

Personnellement, ça me faisait royalement suer de me faire imposer ça mais je me consolais en me disant que ce n’était pas chez moi et que, comme le dit Steve Proulx, c’est exotique. Mais ça, c’était avant que la même chose m’arrive à Montréal. En effet, hier, je me suis stationné sur St-Denis, près de René-Lévesque, en face de l’Hôpital Saint-Luc. Dès que je suis arrivé devant une place de stationnement libre, il y avait un gars qui me faisait signe; comme pour me dire qu’il m’avait trouvé une place… juste pour moi! Je me suis donc stationné en tentant de l’ignorer. Dès que je suis sorti de la voiture, il s’est approché en me disant:

Ça va être correct de même!

Et moi, me souvenant de mon expérience napolitaine, j’ai regardé le gars et lui ai assez bêtement dit:

Je le sais!

Et là, on dirait qu’il sentait que, en dedans, ça commençait à bouillir drôlement, alors il a pris son air piteux pour ajouter:

As-tu un peu de change?

Là, je me suis calmé les hormones et je lui ai “gentiment” dit que, non, je n’en avais pas (et c’était vrai). Après tout le gars n’était pas un bad boy napolitain qui tentait d’imposer ses propres lois, c’était juste un gars qui essayait de ramasser une couple de piastres pour peut-être s’offrir quelque chose à manger ou pour avoir une place à la Maison du Père. Mais bon, n’empêche que sa manière de faire m’a, dans un premier temps, fait autant suer que celle des bad boys napolitains car il voulait que je débourse, sans me le demander au préalable, pour un service dont je n’avais pas besoin… S’il m’avait plutôt demander si j’avais trente sous, je lui aurais peut-être donné; à condition d’en avoir évidemment.

Tout ça pour vous dire que, cette année, je vous conseille de ne pas m’envoyer, par la poste, de paquet avec des cartes de souhaits, des auto-collants ou des enveloppes et une feuille qui m’invite à faire un don à votre endroit car, pour moi, ça revient un peu au même principe que le gars qui tente de “m’aider” à trouver une place de stationnement. Je n’ai pas besoin de vos cartes, ni de vos auto-collants! Je supporte la plupart de vos causes mais je ne peux pas faire un chèque à chacun d’entre vous. Je n’ai pas les moyens. Vous comprendrez donc que, comme je ne peux pas donner à chacun d’entre vous, j’aime bien choisir à qui je vais donner… Cette année, plutôt que de jouer au bad boy napolitain en m’offrant quelque chose dont je n’ai pas besoin, mettez plutôt quelques bénévoles sur le coin d’une rue et dites leur de me demander si je n’ai pas un peu de change.

Cordialement vôtre,

Matpoi

none

bébé à bord

Cher chauffeur de taxi,

Je voulais simplement te parler de l’affiche que tu peux voir ci haut et dont il existe différentes variétés. Ce type d’affiche est habituellement placé dans le pare-brise arrière des voitures dans lesquelles prennent place – tu l’auras peut-être deviné – un bébé!

Le message est court et c’est peut-être pour cette raison que tu ne sembles pas bien le comprendre. Je vais donc t’expliquer.

Lorsqu’un bébé se trouve dans une voiture, le chauffeur conduit habituellement un peu moins vite qu’à l’habitude; surtout lorsqu’il arrive sur le coin de Rachel/St-Denis et qu’il tourne. Tu auras donc deviné qu’il s’avère un peu inutile – voire ridicule – de klaxonner dans un cas comme celui-ci. Il est plutôt recommandé de faire preuve de civisme, de garder un certaine distance avec la voiture et d’attendre qu’elle ait tourné avant d’accélérer et de continuer ton chemin. Dis-toi que le bébé qui est dans la voiture sera peut-être cet(te) infirmier(ère) qui te pluguera sur le soluté quand tu seras vieux ou peut-être que ce sera ce dentiste qui t’arrachera cette dent pourrie dans une trentaine d’années. Bref, il peut s’avérer plus profitable pour toi d’être gentil dès maintenant avec lui… Sinon, il pourrait devenir un(e) infirmier(ère) ou un(e) dentiste cruel et sans scrupule…

Sur ce, je te souhaite une bonne journée,

Au plaisir.

none

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