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Avant-hier, j’ai fait quelque chose que je n’avais pas fait depuis un méchant bout; je suis allé dans un disquaire. HMV centre-ville pour ne pas le nommer. Si je ne vais plus dans les disquaires depuis quelque temps, ce n’est pas parce que je n’achète plus de musique, au contraire. Mais, depuis plus ou moins un an, je me procure ce dont j’ai envie sur iTunes. Voyez-vous, je n’arrive pas à comprendre la raison pour laquelle on s’entête à consigner la musique sur un support et à s’encombrer d’objets inutiles. La musique est immatérielle à la base, et nous la consommons, la plupart du temps, dans l’iPod ou dans l’ordi. Le disque en tant que tel ne sert à rien car toute l’info qu’on peut y trouver (paroles, photos) est disponible sur le Web. Pour le vinyle, c’est évidemment une autre histoire. Ceci dit, je ne m’étalerai pas plus sur le sujet car je l’ai déjà fait dans un autre billet.
Pour en revenir à nos moutons, avant-hier, je suis allé dans un disquaire. Je voulais simplement voir le prix qui avait été fixé pour le dernier et excellent album d’Arcade Fire, The Suburbs. Ça m’intriguait car, sur iTunes, on peut se le procurer pour 11.99$, soit 2$ de plus que la moyenne qui est de 9.99$. Dans l’absolu, ce n’est pas très cher 11.99$; c’est à peu près le prix d’un sandwich et d’un latte dans un café du centre-ville. Mais, considérant qu’on peut se procurer The Suburbs pour 12.99$ en magasin, il y a comme un non-sens ici… J’ai même vu des albums dont le prix sur iTunes et celui en magasin est le même!
C’est quoi cette tactique de vente à la con – et je ne blâme pas le groupe ici!!! Pourquoi y-a-t-il une si petite différence de prix entre la musique que l’on télécharge et celle que l’on achète en magasin? D’autant plus que la maintenance d’un magasin qui a pignon sur rue est fort probablement plus coûteuse qu’un magasin en ligne. Pourquoi ne pas inciter les consommateurs à acheter en ligne en offrant des prix compétitifs? Stratégie marketing visant la vente, sur place, de produits que le consommateur ne désirait pas avant de se pointer en magasin me direz-vous. Peut-être, mais ça peut très bien se faire en ligne… Amazon et iTunes le font avec leur “you may also like“.
Alors que les nouveautés sont très souvent vendues à bas prix en magasins, sur le Web, c’est une autre histoire. Le prix est fixé dès le début et ne change que très rarement. Si on utilise une politique de pénétration en magasin, pourquoi ne pas en faire de même en ligne? Pire, sur les sites de téléchargement appartenant à des grossistes (Archambault, HMV, etc.), pas moyen de payer pour télécharger les nouveautés. Du moins, c’est le cas pour The Suburbs.
Ces dernières années, l’industrie de la musique a fait des progrès considérables afin de pallier à la perte de revenus liée au téléchargement illégal, mais il y a définitivement quelques efforts supplémentaires à faire pour répondre aux besoins et aux attentes des consommateurs de musique en ligne.
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