Je commence définitivement à être vieux. J’essaie tant bien que mal de rester jeune mais, il y a toujours quelque chose pour me le rappeler. Pour ceux qui ne comprennent pas trop de quoi je parle, c’est que vous êtes trop jeunes… Voici les premiers signes annonciateurs de la vieillesse.

Vous saurez ainsi à quoi vous attendre.

  • ton médecin de famille est plus jeune que toi;
  • tu as des choses à partager avec l’hygiéniste dentaire;
  • dans l’auto, tu écoutes la Première chaine de Radio-Canada;
  • tu siffles;
  • tu as mal aux jambes quand tu te lèves le matin;
  • au bureau, il commence à y avoir des gens qui sont nés dans la décennie qui suit la tienne – et même plus;
  • de moins en moins de gens comprennent tes références aux petits bonshommes que tu écoutais quand tu étais petit;
  • les animateurs de CISM te tapent sur les rognons;
  • après le souper, tu dois prendre un peu d’eau minérale histoire de bien digérer;
  • tu t’endors sur le divan;
  • faire l’épicerie, c’est plaisant;
  • tu vas en Floride;
  • quand tu allais à la maternelle, tu ne faisais qu’une demi-journée;
  • ton école secondaire n’existe plus;
  • on dit que ton sens de l’humour est celui d’un vieux mononcle;
  • tu es familier avec l’image qui illustre ce billet;
  • etc.

Et j’imagine que les plus vieux d’entre vous trouvez que ce n’est que le début…

one

Je suis en retard de quelques jours pour mes voeux de Bonne Année mais, comme c’est mon blogue, c’est moi qui décide…

Je vous souhaite à tous une année sans catastrophe naturelle, sans mort préméditée, sans film québécois qui s’inspire de Lethal Weapon, sans ami qui déménage à l’autre bout du monde, sans carte de Noël avec Marco Calliari et Joël Legendre, sans lipdub, sans billet de blogue qui explique comment engager un bon community manager, sans erreur ou prise de décision hâtive qui pourrait avoir pour conséquence de scrapper tout notre écosystème ou notre santé,  sans hausse significative des frais de scolarité, sans nouveaux livres de recettes de veudettes

…et pleine d’amour et de Pocky!!!

none

Avertissement: Ce billet est ennuyant.

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Si ma vie était consignée dans  un livre, un chapitre viendrait de se terminer. Un chapitre qui s’est écrit en 6 ans.

C’est que, voyez-vous, j’ai décidé de laisser mon poste de webmestre au journal Voir. Ça donne tout un choc que de laisser un poste comme celui-ci. Au début, je croyais que mon départ ne serait qu’une tempête dans un verre d’eau (autant de mon côté que de celui de l’employeur) mais, vraisemblablement, ce n’est pas le cas. Je me suis vraiment aperçu que j’adorais ce journal et je me suis également aperçu que le rôle que j’y jouait était apprécié. Du moins, c’est ce que j’ai ressenti lorsque j’ai lu les mots que mes collègues ont écrit dans la carte qu’ils m’ont offerte la journée de mon départ.

Dans les semaines qui ont précédé le jour de ma démission, j’avais l’impression que la relation que j’entretenais avec le Voir était celle de deux amants blasés. Jadis, le Voir était, pour moi, une référence en matière de culture mais, plus tard, comme je prenais désormais part à cette “évangélisation” de la culture montréalaise, mon intérêt était moindre et je n’arrivais plus à aimer le Voir autant que je l’avais aimé jadis. J’ai donc commencé à regarder autour de moi pour me rendre compte qu’il y avait de multiples possibilités. J’ai ainsi revêtu ma plus belle chemise et suis allé voir ailleurs. Mes aventures ont porté fruit puisque ça a mordu. Sur le coup, j’étais soulagé et je voulais en aviser mon boss rapidement mais, lorsque le moment était venu, c’est comme si je m’étais rappelé les bons moments: l’implantation et la gestion des réseaux sociaux, le système de description de séquence vidéo que j’avais élaboré pour l’émission Voir, les nombreux rapports d’analyse de statistiques et de comportement des internautes que j’avais rédigés, etc… Bref, je me suis souvenu de tous ces projets et je me suis dit que, désormais, ce serait une autre personne qui allait s’en occuper. Par la suite, je me suis dit que je ne reverrai plus cet environnement qui m’entourait depuis quelques 6 années, ni les gens avec qui j’ai tant appris…

Pendant un moment, alors que Should I Stay or Should I Go jouait en boucle dans ma tête, j’ai douté. Après une heure ou deux de réflexion, je me suis que, oui, j’avais réalisé des projets vraiment intéressants et que les gens avec qui j’avais travaillé ces dernières années allaient tous me manquer mais qu’il était temps pour moi d’aller Voir ailleurs.

C’est ainsi que, dans quelques minutes, je revêtirai un nouveau costume et j’embarquerai dans un nouveau bateau. Mon costume sera celui d’un éditeur Internet et, le bateau, ce sera l’APCHQ. Je vous entends déjà dire que c’est pas mal moins glamour que le Voir! Et vous avez raison! Mais est-ce que ça signifie que ce que j’y ferai sera moins intéressant? Je ne crois pas! Après tout, Truman Capote n’a-t-il pas écrit le très excellent In Cold Bold après le très glamour Breakfast at Tiffany’s?

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Je voulais l’avait dit qu’il allait être ennuyant ce billet! Mais, ne serait-ce que pour remercier tous les gens avec qui j’ai pu travailler au journal Voir, il était nécessaire. Les employés du Voir sont, pour la plupart, des passionnés et, selon moi, c’est précisément pour cette raison que, 24 ans après la publication du premier numéro, il est encore possible de se procurer un exemplaire ce petit journal hebdomadaire gratuit à l’épicerie du coin.

Lâchez-pas!

none

Avant-hier, je profitais de la sieste de mon fils pour gosser un peu sur le Web quand, tout à coup, j’entends un espèce de bruit de l’enfer qui semblait provenir de la cuisine. Bang Beding Bang Boung Tching Pow! Bref, voyez le genre. Un peu pris de panique, je vais voir ma blonde pour voir si elle est correcte. Heureusement, ce n’était pas elle.

Le Bang Beding Bang Boung Tching Pow en question, c’était une tablette que j’avais posée dans la cuisine il y a un an et qui s’était soudainement effondrée, tout comme les livres et autres gogosses qui y avaient été entreposés.

C’est chiant quand ce genre de trucs arrivent parce qu’il faut ramasser, nettoyer, patcher les trous, sabler, peinturer, racheter ce qui est pété et reposer la tablette à sa place en s’assurant que, cette fois, ça tiendra le coup. Mais ce qui est encore plus chiant, c’est que la tablette est tombée précisément là où nous plaçons fiston lorsque nous mangeons où lorsque nous préparons la bouffe. Si ça s’était produit une heure plutôt, il aurait peut-être tout reçu sur le coco.

La première chose qui m’est venue en tête quand j’ai constaté ça c’est que, si fiston peut être blessé en étant tout bonnement assis dans la cuisine, je n’ose pas imaginer ce qui pourra se produire lorsqu’il commencera à marcher ou lorsqu’il commencera à fréquenter la garderie et l’école. En fait, je me suis rendu compte que, peu importe où il est, tout peut arriver. Et là, tel un gaulois, j’ai constamment peur que le ciel lui tombe sur la tête.

Et tout ça à cause d’un foutu mur de plâtre…

none

bébé à bord

Cher chauffeur de taxi,

Je voulais simplement te parler de l’affiche que tu peux voir ci haut et dont il existe différentes variétés. Ce type d’affiche est habituellement placé dans le pare-brise arrière des voitures dans lesquelles prennent place – tu l’auras peut-être deviné – un bébé!

Le message est court et c’est peut-être pour cette raison que tu ne sembles pas bien le comprendre. Je vais donc t’expliquer.

Lorsqu’un bébé se trouve dans une voiture, le chauffeur conduit habituellement un peu moins vite qu’à l’habitude; surtout lorsqu’il arrive sur le coin de Rachel/St-Denis et qu’il tourne. Tu auras donc deviné qu’il s’avère un peu inutile – voire ridicule – de klaxonner dans un cas comme celui-ci. Il est plutôt recommandé de faire preuve de civisme, de garder un certaine distance avec la voiture et d’attendre qu’elle ait tourné avant d’accélérer et de continuer ton chemin. Dis-toi que le bébé qui est dans la voiture sera peut-être cet(te) infirmier(ère) qui te pluguera sur le soluté quand tu seras vieux ou peut-être que ce sera ce dentiste qui t’arrachera cette dent pourrie dans une trentaine d’années. Bref, il peut s’avérer plus profitable pour toi d’être gentil dès maintenant avec lui… Sinon, il pourrait devenir un(e) infirmier(ère) ou un(e) dentiste cruel et sans scrupule…

Sur ce, je te souhaite une bonne journée,

Au plaisir.

none

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