-
18
Jan
Sur le tard, ça me tentait de parler de la chronique de Pierre Foglia du 4 janvier dernier; celle dans laquelle il demandait à ses lecteurs de lui expliquer le buzz autour des médias sociaux.
…le phénomène me plonge dans une grande perplexité. Je ne comprends pas.
Pour appuyer ses propos, il a notamment “cité” quelques tweets de la tatouée chanteuse, Coeur de Pirate:
- J’ai pas encore mangé de frites en Belgique mais demain je le fais (25 mai)
- Je fais une cure de tournée: pas de café pas d’alcool pour un mois (8 juillet)
- Cette semaine je fais trois fuseaux horaires différents (4 février)
Insipide et inintéressant, n’est-ce pas? C’était peut-être un peu réducteur de la part de Foglia que de ne se servir que de quelques cas isolés du genre pour statuer sur l’utilité d’un outil mais, après tout, inutile de se taper des heures et des heures d’études et de lire tout ce qui a été écrit sur le sujet depuis 2 ans car ce ne sont que des médias sociaux dont il est question ici; pas de corruption, d’abus de pouvoir ou de détournement de fonds publics!
Pourtant, il n’en fallait pas plus pour qu’une pelletée de twitteux s’insurgent. Si Foglia avait envoyé chier leurs mères, je crois que ça aurait mieux passé. Il y en a même un qui l’a traité d’inculte! Pierre Foglia, un inculte??? Parce qu’il ne voit pas d’utilité à se servir des réseaux sociaux? Hum, j’ai comme l’impression qu’on tente de justifier quelque chose ici…
***
Je me demande si Foglia se serait fait traiter d’inculte par une bande de gars de la construction s’il avait écrit que, les niveaux au laser, c’est de la bullshit. Pourquoi je parle de niveaux au laser? Parce que, au même titre que Twitter, le niveau au laser est un outil que certains trouvent très pratique, et que d’autres trouvent infiniment inutile. Toutefois, tous les gars de la constructions ont un niveau au laser et ils aiment sans doute parler des avantages d’en utiliser un entre eux. Mais, comme ils ne forment qu’une petite partie de la population, nous ne retrouvons pas d’article sur le sujet, à tous les jours, dans La Presse ou dans Le Devoir; et nous n’en entendons pas parler à toutes les heures à la Première Chaine de Radio-Canada. Quant à Twitter, il faudrait me payer cher pour que je recense tous les articles ou émissions de radio qui y font référence depuis environ 2 ans. Pourtant, en mars 2010, il n’y avait qu’environ 9% des Québécois qui avaient un compte Twitter. Ça a dû augmenter depuis mais il demeure qu’une très petite minorité des Québécois l’utilisent. Pourquoi en parler autant alors? Peut-on foutre la paix à ceux qui en ont rien à branler de la même manière que nos amis de la construction ne nous cassent pas les oreilles avec leurs niveaux au laser? C’est bien le fun Twitter et c’est un bel outil de communication mais, à un certain moment, peut-on cesser d’en parler sur toutes les tribunes et se contenter de l’utiliser? Ainsi, les chroniqueurs dinosaures – comme certains aiment les appeler – ne diront pas que ce n’est rien de plus qu’un prétexte à la procrastination et les tweeteux et autres aspirants gourous du Web 2.0 ne sentiront pas le besoin de justifier le temps qu’ils y passent chaque jour.



