Église franciscaine, rue Dorchester Ouest, Montréal

Église franciscaine, vers 1910

Vous le savez probablement, une vieille église datant de 1893 a brûlé hier à Montréal. Il s’agit de L’Église franciscaine, également appelée Couvent St-Joseph,  située sur la rue Dorchester. Heureusement, l’église était à vendre et plus personne n’y habitait officiellement alors j’imagine qu’aucun document d’archives, ni d’oeuvre d’art n’y a laissé sa peau.

Ceci dit, même “vidés de leurs entrailles”, ces bâtiments demeurent un témoin d’une autre époque et il est toujours dommage de voir l’un d’eux partir en fumée car c’est aussi un brin de notre histoire qui s’envole avec lui.

Vu son état intérieur, peut-être fallait-il s’attendre à une éventuelle destruction étant donné que le bâtiment n’était pas considéré comme patrimonial par Héritage Montréal et qu’il n’était pas non plus sur la liste des sites emblématiques menacés. Pourtant, il me semble que le fait que les franciscains y aient élu domicile lors de leur retour au Québec, à la fin du 19e siècle, et qu’ils y soient restés plus de 100 ans témoignent assurément d’une quelconque valeur historique, non? Mais je suis conscient que, dans la vie, il faut savoir choisir ses batailles si on veut s’assurer d’en gagner le plus possible; d’autant plus que, à voir ces photos, une somme considérable aurait dû être amassée pour sauver l’église dont la vente était on ne peut plus incertaine et dont l’éventuel acquéreur allait – on s’en doute – se servir du bâtiment pour une raison très probablement autre que celle pour laquelle on l’aurait sauvé.

Malgré la triste perte de ce bâtiment, je ne peux m’empêcher de dire, sans blâmer qui que ce soit, que je trouve ironique que les Franciscains n’aient pas été en mesure de préserver le bâtiment en bon état alors que, tel qu’indiqué sur leur site Web, depuis 1342, ils ont la responsabilité de protéger la Terre Sainte, soit des endroits sanctifiés par le passage de Jésus.

Voici en terminant quelques liens intéressants sur le même sujet:

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Dans mon billet au sujet des Albums de rue de E.-Z. Massicotte, je parlais de ce qu’était la rue Bleury du début du 20 siècle et j’illustrais ledit billet à l’aide d’une vieille image datant de cette époque. Aussi, afin de bien situer l’endroit, j’ai ajouté un lien vers le même emplacement, sur Google Streetview. Nous voyions ainsi une photo datant d’il y a environ 100 ans, suivie d’une autre “photo” (Google Streetview), prise au même endroit, en 2009.

Je trouvais le concept intéressant et je voulais en faire une catégorie sur le présent blogue afin de répéter l’expérience. Si vous avez également aimé le concept, sachez que, il y a environ 2 semaines, je me suis aperçu que le blogue Spacing Montréal faisait quelque chose de similaire. Allez y jeter un coup d’oeil…

En ce qui me concerne, j’ai bel et bien créée cette nouvelle catégorie et j’y indexerai désormais des billets dans laquelle je diffuserai des documents d’archives, et leurs homologues modernes. Par exemple, une photo du coin de rue Sherbrooke/Papineau en 1922, accompagnée d’une autre photo du même coin de rue, en 2010; ou la page couverture de La Presse du 20 janvier 1899, accompagnée de la page couverture du 20 janvier 2010 du même journal; ou un article traitant de l’éventuelle construction d’une nouvelle salle de spectacle sur le coin des rues Jeanne-Mance et Sainte-Catherine en 1943, accompagnée d’un article traitant de la démolition de la même salle de spectacle située sur le même coin, en 2007.  Bref, une quantité infinie de possibilités.

Cette nouvelle catégorie, qui est en fait une sous-catégorie de “Éloge du Vieux“, s’intitulera “Deux temps deux mesures“.

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En cette fin d’année, c’est l’heure des palmarès. Il y en a partout sur le Web et dans les journaux. Disques, films, personnalités, livres… Tout y passe. Adorant le principe de la liste, je m’en régale.

Cette année, j’ai décidé de faire mon propre palmarès. Celui que vous ne verrez jamais ailleurs:  le Top 1 des 20 sujets qui m’intéressent.

  • Le Web 2.0 et son impact sur la vie des gens
    Facebook: De plus en plus, Facebook change la vie des gens. Nous n’imprimons plus nos photos, nous les mettons sur Facebook. Nous n’appelons plus les amis pour aller au resto, nous leur envoyons plutôt un message sur Facebook. Pendant la cérémonie de leur mariage, un homme et une femme du Maryland ont même changé leur relationship status Facebook, de “engaged” à “married”…
  • Le cinéma coréen
    Le meilleur film coréen de l’année: Thirst: un film de vampires à 10 000 lieux de Twilight
  • Le mélange des genres
    Le Youtube Doubler: Il s’agit d’un site qui permet de visionner deux vidéos Youtube simultanément et de créer ainsi des mashups. La plupart du temps, ça laisse à désirer mais, d’autres fois, c’est plutôt drôle. Sympathique découverte.
  • L’avenir des médias traditionnels
    RueFrontenac.com: Ici, je tiens seulement à saluer les employés en lock-out du Journal de Montréal qui, depuis plus d’un an, par la bouche de leurs crayons, font un excellent travail sur le site RueFrontenac.com.
  • La gestion documentaire
    Jean-Pierre Carrière: Il est difficilement possible d’avoir un coup de coeur Gestion documentaire. C’est donc un humain qui se “mérite” l’honneur: Jean-Pierre Carrière, de Gestion de documents Carrière. Pourquoi? Parce qu’il y a 2 ans, lors d’une conférence, cet homme m’a fait réalisé quelque chose qui a littéralement changé ma vie professionnelle. M. Carrière m’a fait réaliser que, à l’enfance, nous demandons “pourquoi?” nous devons faire une chose X alors que, à l’âge adulte, nous demandons plutôt “comment?” on doit faire cette même chose. J’ai ainsi longtemps su que je dois peser sur le bouton rouge le mercredi, à midi, sans toutefois savoir pourquoi. Après la conférence de M. Carrière, j’ai fait un retour à l’enfance et je me suis aperçu que c’est effectivement beaucoup plus facile de comprendre une chose X quand on sait pourquoi on doit la faire. Two thumbs up M. Carrière :-)
  • La bouffe
    La Cabane à Sucre Au Pied de Cochon: Au sens propre, comme au sens figuré, de la bouffe, j’en mange; et le meilleur nouveau resto fréquenté cette année est sans contredit La Cabane à Sucre Au Pied de Cochon.
  • L’animation japonaise
    De vieux classiques: Je n’ai rien vu qui m’ait réellement marqué cette année. Je me suis plutôt retapé de vieux classiques: Paprika et Princesse Mononoké.
  • Barcelone
    Parc Güell: Si j’étais retourné à Barcelone cette année, immédiatement, je me serais dirigé vers le Parc Güell, un chef-d’oeuvre d’Antonio Gaudi .
  • Les documents d’archives
    Les Albums de Rues de E.-Z. Massicotte: Comme je le disais dans un précédent billet, mon coup de coeur archivistique, ce sont Les Albums de Rues de E.-Z. Massicotte.
  • La vie animale
    Là, je n’ai pas de préférence. Dès que je vois un documentaire animalier, c’est comme si j’étais hypnotisé… Que ce soit Hunanima, Planet Earth ou un quelconque documentaire de National Geographics, pour moi, tout est intéressant.
  • Les origines de la culture hip hop
    Jeune Chilly Chill: Mon coup de coeur hip hop cette année: Jeune Chilly Chill. Mélangez une tasse de vieux Dr. Dre, une pincée de Slick Rick, un soupçon de Flavor Flav et une bonne poignée de GrandMaster Flash, et vous obtiendrez Jeune Chilly Chill.
  • Le vin
    Mona et Filles: J’ai découvert, sur l’île d’Orléans, une gamme de produits faite à base de crème de cassis qui se boit comme si c’était du jus; ceux de Mona et Filles. Également en vente au Marché des saveurs, à Montréal. Ça vaut vraiment le coup de l’essayer.
  • Les objets ré-usinés
    Style Labo: On recycle notre papier, nos canettes, nos bouteilles, nos emballages cadeaux, mais très rarement ce qui est encore utilisable. En fait, on recycle la matière – ce qui est bien – mais pas l’objet en tant que tel. Style Labo, une boutique ayant pignon sur rue à Montréal, plus spécifiquement sur la rue Bernard, semble partiellement partager mon opinion puisqu’elle offre justement une vaste sélections d’objets ré-usinés.
  • La publicité ciblée
    Amazon : Le concept existe depuis longtemps. C’est ainsi que nous voyons les annonces de Swiffer durant Deux filles le matin, ou principalement des pubs de films dans la section Horaire Cinéma des journaux. Maintenant, avec le Web, la publicité devient de plus en plus ciblée car le consommateur s’affiche de plus en plus. Plusieurs craignent ce type de publicité car ils se sentent épier mais, en ce qui me concerne, je préfère voir de la pub de films coréens ou de documentaires animaliers plutôt que des pubs de produits hygiéniques féminins ou de robes de chambres qui se portent à l’envers. Reste évidemment à savoir jusqu’où ça ira… Amazon fait d’ailleurs un excellent travail en disant à ses internautes que les “Customers Who Bought This Item Also Bought” tel autre item…
  • Le phénomène de la Web télé
    CONTRAT DE GARS: Le Web a gravement atteint la presse écrite et il semble maintenant s’attaquer au monde de la télévision. À une époque où nous voulons tout sur le champ, et où nous sommes habitués à de l’information synthétisée, la Web-télé a tout pour connaître quelques années de gloire. Il faut maintenant que les gens qui travaillent en télévision traditionnelle profitent du phénomène… Mon number one of all time de la Web-télé : CONTRAT DE GARS.
  • Les “contenants”
    Le site des archives de Radio-Canada: La manière utilisée pour transmettre de l’information joue très souvent un rôle crucial dans la “consommation” de cette même information. Marshall McLuhan disait “the medium is the message”. Sa théorie tient encore la route 45 ans plus tard. À l’ère du Web, bien que nous ayons accès à plusieurs centaines de millions de pages d’information, il faut savoir où aller chercher celle qui est fiable. C’est le transmetteur d’information qui confirmera souvent si cette même information est à considérer ou non. Irais-je consulter Wikipedia pour savoir si les Canadiens ont gagné hier ? Non. Même si j’y vois le résultat, le fait que le transmetteur de cette information soit Wikipedia signifiera pour moi que l’information n’est pas fiable et j’irai chercher ailleurs. Mon transmetteur d’information #1 cette année est un site qui remet merveilleusement bien en contexte de l’information datant d’il y a plusieurs années: Le site des archives de Radio-Canada.
  • La religion
    Rome: D’emblée, je dois dire que ne suis pas un freak de religion. Je ne pratique même pas. Mais l’histoire de la religion catholique m’intéresse. Je ne saurais trop dire pour quelle raison… J’ai même assisté à une messe papale l’année dernière… Aussi, quand je vais dans un pays étranger, je visite principalement les églises. J’en ai vu des dizaines… Rome est sans contredit la ville qui abrite les plus belles églises avec ses oeuvres du Caravage, de Leonardo De Vinci et Raphaël; ses cryptes datant d’il y a 1000 ans; et  son architecture à couper le souffle.
  • Les vieilles histoires de famille
    Les vieilles histoires de famille nous informent très souvent sur le pourquoi des comportements d’aujourd’hui. Mon coup de coeur Histoire de famille va au livre La Bête, d’Ève Dumas et Francis Léveillée, publié par La Pastèque. Il s’agit d’un livre de naissance dans lequel on inscrit la date des premiers pas de bébé, la musique que papa et maman écoutait quand bébé était dans le ventre de maman, etc. Bref, de belles histoires à découvrir 20 ans après sa naissance.
  • L’architecture
    Le plus beau chef d’oeuvre architectural que j’ai eu la chance de voir est la Sagrada Familia, une église qu’Antonio Gaudi a commencé à constuire en 1882 et qui sera terminée dans plus ou moins 30 ans. Je me suis promis d’y retourner quand elle sera terminée…
  • La combustion humaine spontanée
    Vous comprendrez que, comme il s’agit d’un phénomène paranormal, je peux difficilement avoir un Top 1 des combustions humaines spontannées. Pour en connaître plus sur le sujet, cliquez ici.

Sur ce, bonne année à tous!

http://unautreblogue.wordpress.com/2009/12/22/20-sujets-qui-m%E2%80%99interessent/
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Tel qu’écrit dans mon dernier billet, j’ai commencé à faire des recherches il y a quelques mois afin d’envoyer mon coup de coeur archivistique à l’Association des archivistes du Québec.

Après l’avoir laissé de côté quelques semaines, je l’ai un peu modifié et le publie maintenant ici:

Montréal d’antan

. Collection Édouard-Zotique Massicotte, Bibliothèque et Archives nationales du Québec, P750, 1-80-a”]Rue Bleury/Ste-Catherine vers le nord, [entre 1907 et 1927]. Collection Édouard-Zotique Massicotte, Bibliothèque et Archives nationales du Québec, P750, 1-80-a

Rue Bleury/Ste-Catherine vers le nord, [entre 1907 et 1927

En amassant des milliers d’illustrations et de photos prises dans les rues de Montréal, Édouard-Zotique Massicotte a su immortaliser la ville comme elle était alors qu’il était encore en vie. E.-Z. Massicotte est né en 1867 et décédé en 1947 et a notamment été journaliste et archiviste.  C’est d’ailleurs après avoir découvert, il y a quelques années, la collection Les albums de rues de E.-Z. Massicotte sur le site de Bibliothèque et Archives nationales du Québec que j’ai développé un intérêt pour les archives. Cette collection est un véritable trésor et témoigne de ce qu’était Montréal à la fin du 19e siècle et au début du 20e. La photo retenue pour le présent exercice n’est pas en excellente condition mais elle l’est suffisamment pour que l’on puisse reconnaître la rue Bleury, coin Sainte-Catherine, vers le nord, alors que cette dernière était une des artères commerciales les plus importantes de la ville. La date exacte de la photo est inconnue mais, comme on peut le voir à droite, la succursale de la banque Dominion, qui a été inaugurée en 1907, était encore à l’image de ce qu’elle était avant sa reconstruction en 1927. On peut donc en conclure que la photo a été prise entre 1907 et 1927. On peut aussi voir sur cette photo que, à l’époque, la rue Bleury était bordée de nombreux commerces de détails, d’arbres et de cafés, et qu’un tramway y passait. Bref, cette photo, tout comme plusieurs autres de la collection des Albums de rues de E.-Z. Massicotte, nous montre Montréal tel qu’elle était à une autre époque : celle où l’on s’arrêtait sur la rue Bleury à défaut de simplement y passer.

Voici maintenant le même coin de rue, en 2009.

Les albums de rues de E-Z Massicotte sont disponibles ici.

J’y reviendrai dans une prochaine éloge au vieux.

[googlemaps http://maps.google.com/maps?f=q&source=embed&hl=fr&q=Rue+De+Bleury+%2F&ie=UTF8&radius=0.16&sll=45.506294,-73.565907&sspn=0.002023,0.006448&rq=1&ev=zi&hq=Rue+De+Bleury+%2F&hnear=&ll=45.506294,-73.565907&spn=0.002023,0.006448&layer=c&cbll=45.506291,-73.566956&panoid=Ya0vBdQgxBtsWmsgdPwkrg&cbp=12,320.45,,0,-4.81&output=svembed&w=425&h=350]
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J’aime le vieux. Les vieux documents, les vieux objets promotionnels, les  articles ménagers vintage, les vieux livres… Ils nous permettent de connaître notre passé; de ne pas répéter les mêmes erreurs et de s’inspirer des bons coups. Étrangement, les vieilles choses peuvent parfois nous permettent d’aller de l’avant.

Malheureusement, nous n’avons pas facilement accès au vieux. Il faut le protéger car plus fragile. Mais à quoi bon conserver le vieux quand il est si bien protéger qu’il est inaccessible? Il faut sortir le vieux pour bénéficier de son savoir. Il faut le montrer, tout en prenant certaines précautions.

Ces précautions peuvent coûter cher. Tout coûte cher. Il faut donc saluer les initiatives qui nous permettent de mieux connaître le vieux.

Une initiative par semaine.  À compter de cette semaine. Ici. Catégorie Éloge du vieux.

Initiative #1 : Les coups de coeur archivistiques de l’AAQ (Association des archivistes du Québec)

Le concept est plutôt simple. Il s’agit de trouver un document d’archives qui nous plaît plus particulièrement et d’en expliquer la raison.  On y retrouve de petites merveilles et on s’aperçoit rapidement qu’en connaissant le contexte de création d’un document d’archives, la perception que nous en avions jusqu’ici risque de changer.

J’ai personnellement fait l’exercice mais ne l’ai pas encore envoyé à l’AAQ. Ça ne devrait tarder.

Je diffuserai d’ailleurs mon coup de coeur archivistique sur ce blogue très prochainement.

Vous pouvez participer et faire à votre tour l’éloge du vieux..

P.S. Un document d’archives n’est certes pas toujours vieux mais, avant d’en faire l’éloge, il faut le laisser murir un peu, le laisser traverser l’épreuve du temps.

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