photo: depotte.com

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Hey le cinéaste-to-be,

Tu cherches des trucs pour devenir un de ces cinéastes dont les films seront analysés au CEGEP dans quelques années? Tu souhaites ne pas gagner de Jutra mais néanmoins figurer dans le Top 10 annuel des films favoris de plusieurs critiques cinéma? Tu cherches à choquer pour… choquer…? Tu as plein de bonnes petites idées sympathiques  mais tu n’arrives pas à trouver de fil conducteur qui te permettra de rassembler le tout? Tu veux être différent?

Voici quelques petits clichés assez hots que tu devras intégrer à tes films et qui te permettront de devenir tout ça:

  • À la fin, faire mourir le personnage de grand-père haïssable auquel on s’attache finalement;
  • Lorsque quelqu’un meurt, le montrer à maintes reprises en train d’observer ses proches, encore vivants… comme dans Six Feet Under!!!;
  • Mettre en scène des personnages encore plus caricaturaux que la personne la plus weird que vous avez pu rencontrer dans la réalité;
  • Des Cigarettes, des cigarettes, des cigarettes, des cigarettes, des cigarettes, des cigarettes, et toujours des cigarettes… partout… tout le temps…
  • Alcool, alcool, alcool, alcool, alcool, alcool, alcool, et toujours de l’alcool… partout… tout le temps…
  • Au début, il faut qu’il y ait un traumatisme (viol, meurtre, inceste, accident, etc.);
  • Organiser un casting différent – si possible, avec un hasbeen;
  • Si ça pouvait se passer dans un village on ne peut plus morne, ce serait un atout;
  • Des vieilles minounes, des vieilles minounes, des vieilles minounes, des vieilles minounes, et encore des vieilles minounes… toujours des vieilles minounes;
  • De la nudité, beaucoup de nudité;
  • Des chapeaux de cowboys, des chapeaux de cowboys, des chapeaux de cowboys, et encore des chapeaux de cowboys, toujours des chapeaux de cowboys;
  • Des gars en train de pisser;
  • Du gris et du brun;
  • Faire de longues séquences en train de montrer – en gros plan – les différents personnages en pleine séance d’introspection;
  • Des scènes en slow motion;
  • De la neige;
  • De grands espaces vides;
  • Des filles et des enfants qui sacrent;
  • De la musique western;
  • Un personnage de brute qui, au fond de lui, a un grand sens artistique;

Voilà! J’espère que je n’ai rien oublié!

Bon film!

none

Mother

L’autre soir, j’ai loué un film que j’imposerais à tous mes étudiants… si j’étais professeur… Ça s’appelait Mother et ça raconte l’histoire d’une femme qui voit son fils – légèrement déficient – être arrêté et emprisonné pour le meurtre d’une jeune fille. Persuadée de son innocence, elle décide de mener sa propre enquête.

Même si son enquête n’est pas digne de celles de James Stewart ou de Cary Grant (je les mélange toujours ces deux-là) dans les films d’Hitchcock, il y a néanmoins quelque chose ici qu’on ne retrouve pas là-bas, ni là-bas, ni là-bas… Ici, ce qui est intéressant, ce sont davantage les personnages d’anti-héros tordus, les situations quelque peu loufoques, les répliques, etc. Ceux qui sont habitués au cinéma sud-coréen savent sans doute ce que je tente en vain d’illustrer présentement car il s’agit là de caractéristiques que l’on peut fréquemment retrouver dans un film coréen. Sauf que dans le cas présent, on pourrait dire que Mother est au cinéma coréen ce que No Country For Old Men est au cinéma américain. Et je suis même tenté de dire que Joon-ho Bong, le réalisateur de Mother, est au cinéma coréen ce que les Coen brothers sont au cinéma américain…

Bref, ceux qui désirent s’initier au cinéma sud-coréen, Mother est sans aucun doute une valeur sûre. En fait, tous les films de Joon-ho Bong que j’ai eu la chance de voir valent la peine d’être vus. Tel est notamment le cas de The Host et, surtout, Memories on Murder, une autre perle bien cachée.

Et si vous attrapez la piqûre du cinéma sud-coréen, voici la liste de mes 10 incontournables. Je vous propose d’ailleurs le Vidéo Beaubien pour ce type de film car ils ont une grande sélection de films asiatiques; probablement la plus grande que j’ai pu voir depuis la fermeture (ou le déménagement?) du Marché Clandestin

  • Sympathy for Mr. Vengeance
  • A Bloody Aria
  • The Good, the Bad and the Weird
  • Old Boy
  • Secret Reunion
  • Memories of Murder
  • Mother
  • My Sassy Girl
  • Thirst
  • A tale of Two Sisters

Et si vous en voulez plus, en rafale:

  • The Foul King
  • Sympathy for Lady Vengeance
  • Joint Security Area
  • A little Pond
  • Cyborg She
  • A Bittersweet life
  • The Chaser
  • The Host
  • The Executionner
  • Castaway on the Moon
  • Three Extremes
  • Crying Fist
  • The City of Violence
  • Time
  • Hansel and Gretel
  • Rough Cut
  • Breathless
  • Daytime Drinking
  • Antique Bakery
7 com

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Avertissement, je me prends pour un consultant Web et détenteur d’un M.Sc. en commerce électronique dans ce billet

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Aujourd’hui, je suis allé voir The Social Network, le film sur Facebook. En tant que cinéphile averti et très grand consommateur de bande passante, j’avais très hâte de le voir et je dois dire que je n’ai vraiment pas été déçu.

Cinématographiquement parlant, le film est très réussi.  Le scénario est impeccable, la réalisation est à la hauteur de ce à quoi nous a habitué David Fincher, les acteurs sont très corrects et la bande sonore de Trent Reznor est on peut plus appropriée. Mais bon, tout ça, vous l’avez lu partout… Ce dont j’ai envie de parler ici – ce qui m’a le plus marqué dans ce film – ce sont les passages où Mark Zuckerberg (le cofondateur de Facebook) et Sean Parker (le cofondateur de Napster) parlent (indirectement) de leur vision du Web.

Ça m’a passionné de voir à quel point Zuckerberg se foutait éperdument de l’argent dans toute cette histoire. Certains avancent que c’était une revanche (celle d’un nerd), d’autres pourraient dire que ce n’était qu’un trip de programmeur… Pour ma part – et je suis conscient que le film est romancé -, je crois que Zuckerberg l’a fait par passion; parce qu’il savait que ça répondait à des besoins, celui de communiquer et de s’afficher. Au début, selon toutes apparences, l’argent, il s’en foutait. Ce n’est pas pour rien qu’il a préféré offrir en téléchargement gratuit Synapse, le logiciel de reconnaissance musical qu’il a conçu avant Facebook, plutôt que de le vendre à Microsoft et AOL… Et, sous prétexte qu’il valait mieux attendre de bien réaliser ce que Facebook allait devenir, ce n’est pas pour rien non plus qu’il s’entêtait à ne pas vouloir y mettre de pub au début. Personnellement, je crois que, ce qu’il voulait, c’était faire des sites Web sur lesquels il allait se plaire à naviguer. Et ce concept, que ce soit en télévision, en presse écrite ou en radio, il n’existe pas. Par exemple, en presse écrite, le rédacteur en chef se fera toujours imposer un article sur cet artiste qui a placé pour 10 000$ de pub dans la parution de la veille.  Idem pour le concepteur d’une émission de télé qui se fera imposer ce même artiste dont le disque a été lancé par un label qui appartient au même propriétaire que le diffuseur de ladite émission.

Sur le Web, ça ne peut pas fonctionner comme ça car les consommateurs sont trop directement impliqués. Par exemple, lorsqu’on se branche sur Facebook, c’est sur NOTRE profil que nous nous rendons. Or, est-ce que je veux réellement avoir une pub de char sur MON profil? Bof! Certes, il y a de la pub sur Facebook, mais ce n’est pas n’importe quel pub. En ce qui me concerne, présentement, j’y vois de l’auto-promo de Facebook qui m’invite à développer de nouvelles applications. Je ne suis pas développeur mais, dans le cadre de mon travail, je pourrais très bien être appelé à réfléchir aux différentes fonctionnalités que pourraient contenir une telle application. Et ça, Facebook le sait car j’ai déjà liké Mashable, Wordpress, Tumblr, reddit, Delicious, etc. Sur mon profil, je veux retrouver des trucs que j’aime… J’ai bien hâte de voir des pubs aussi personnalisées dans ma télé ou dans ma Presse.

Selon moi, sur le Web, il faut être à l’écoute des gens; il faut arriver à anticiper ce qu’ils veulent; il faut faire les choses avec passion. Bref, il faut pratiquement faire le contraire de ce que les entrepreneurs traditionnels ont toujours fait. Nous l’avons vu dans le cas de Facebook et dans le cas de Napster. Certes, les deux gars étaient des jeunots et ils ont gaffé plus souvent qu’à leur tour mais ils sont néanmoins parvenus à bâtir quelque chose de nouveau et à nuire à des industries qui étaient très bien établies depuis des dizaines d’années. Il doit bien y avoir quelque chose de bon à en tirer, non?

Pour en revenir à nos moutons (et je ne fais pas référence à la coupe de cheveux de Justin Timberlake), The Social Network est un excellent film. Ce n’est certes pas Citizen Kane et ça ne révolutionnera pas l’histoire du cinéma mais, assurément, il y a quelque chose de hautement intéressant duquel les millions de stratèges qui tentent activement de trouver un modèle d’affaire rentable sur le Web devraient s’inspirer.

P.S. Au risque de me répéter, je suis conscient que le film a été romancé mais il faut bien que le scénariste se soit inspiré à quelque part…

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Scott Pilgrim vs The World

Samedi, j’ai profité du dîner entre copines auquel blonde et fiston étaient conviés pour passer l’après-midi au cinéma. J’ai donc sauté dans l’auto en direction du Marché Central, un cinéplex que je déteste mais qui a néanmoins eu raison de moi grâce à sa grande accessibilité et… à son stationnement gratuit. Je suis allé voir Scott Pilgrim VS The World, un film que j’avais manqué au dernier festival Fantasia.

Comme les gens que je connais qui s’y étaient rendus m’en avait dit beaucoup de bien, j’ai profité de l’occasion.

Mon verdict: une grande réussite!

Scott Pilgrim VS The World c’est l’histoire de Scott, un jeune bassiste de 22 ans qui rencontre Ramona, une jeune femme aux cheveux tantôt roses, tantôt bleus, et pour qui il a instantanément le coup de foudre. Il l’aborde donc et commence à la fréquenter pour alors apprendre que, s’il désire que leur idylle se poursuive, il devra affronter et vaincre les 7 ex de Ramona: the league of 7 Evil Exes.

L’histoire a tout d’une comédie romantique pour ados mais, dans le style et la trame narrative, c’est une autre histoire; et ce, bien qu’on y retrouve une forte allusion aux jeux vidéos. Ceci dit, il ne s’agit pas là d’une adaptation d’un jeu vidéo à la Tomb Raider, Resident Evil ou Max Payne. D’ailleurs, Scott Pilgrim VS The World n’est pas un jeu vidéo mais plutôt une bande dessinée.

Pour bien illustrer ce qui en est, je me permets de citer un passage de la critique d’Hugo Prévost de Pieuvre.ca qui démontre bien la nature du film:

…le film en lui-même est un jeu vidéo, où le héros sans véritable histoire va délivrer la princesse retenue prisonnière par son attachement sentimental à ses anciennes fréquentations.

Et j’ajouterais que chaque scène d’action est filmée et montée à la manière d’un jeu vidéo. C’est ainsi qu’on y retrouve plusieurs éléments qui en sont directement tirés, dont une Pee bar, des cennes qui apparaissent lorsqu’un adversaire est vaincu, des vies gratuites, des onomatopés graphiquement illustrés à l’écran (Paf!, Kaboom!, Bang!), etc. Bref, le style est ce qui rend le film si unique, même si l’on perçoit souvent où Edgar Wright, le réalisateur, puise son inspiration. Quelques scènes nous rappellent ainsi Kill Bill alors que d’autres nous donnent carrément l’impression de regarder Naruto. Et on ne peut s’empêcher parfois de voir quelques similitudes avec Eternal Sunshine of The Spotless Mind

Pour couronner le tout, la bande-sonore – composée par Nigel Godrich – ajoute une bonne dose d’énergie au film et, avec Michael Cera (aka le gars dans Juno) dans le rôle titre, Jason Schwartzman dans celui du méchant et Kieran Culkin (le frère de l’autre) en coloc gai et sarcastique, on peut assurément qualifier la distribution de réussie. Et si on ajoute à cela une galerie de personnages tous plus particuliers les uns que les autres (je pense notamment à Ramona qui fait fondre la neige avec ses rollerblades; Knives qui, en collégienne de 17 ans, abuse littéralement des OMG, Like et Sooooooo Awesome; les Sex Bob-omb (le band de Scott); le végétalien; l’acteur-skater et ses doublures; et l’indien aux pouvoirs mystiques), on a décidément quelque chose de divertissant.

Non, ceci n’est définitivement pas un film d’ado, mais plutôt une bonne dose de nostalgie pour l’adulescent qui sommeille en nous.

none

En ce vendredi 13, l’ado qui sommeille en nous cède souvent à la tentation de se louer un bon petit FILM DE PEUR!!!

Mais cette fois, histoire de faire changements des films qui ne font pas vraiment peur à la I Know What You Did Last Summer et autres Scream, voici de grands crus en matière de FILMS DE PEUR!!!

rec

REC

Alors qu’une vieille dame semble avoir développé un sorte de virus assez étrange qui l’a transformé en un genre de zombie, une reporter télé se rend sur place et pénètre dans l’immeuble dans laquelle elle se trouve pour voir de plus proche ce qui se passe. Rapidement, les policiers empêchent les gens qui sont pénétrés dans l’immeuble d’en sortir alors on devient témoin des événements via la caméra de ladite reporter et de son cameraman; un peu à la manière de Blair Witch Project. Le 2e volet a été présenté cette année à Fantasia et devrait éventuellement sortir sur nos écrans, ou en DVD.

BEHIND THE MASK. THE RISE OF LESLIE VERNON

Behind the mask - The rise of Leslie Vernon

C’est l’histoire d’un slasher qui s’apprête à faire ce que tout bon slasher fait: tuer des gens. Mais, ce qui distingue ce film des autres du genre, c’est que notre ami invite une équipe de télévision à filmer le tout. Bref, on a affaire ici à un genre de documenteur d’horreur. Vraiment original.

MULBERRY STREET

Mulberry Street

La ville de New York est infestée par des rats qui s’en prennent aux humains qui, une fois mordus, s’en prennent à leur tour à leurs semblables. Rapidement, toute la ville est atteinte, à l’exception de quelques résidents d’un immeuble de la rue Mulberry qui tentent tant bien que mal de s’en sortir. Je sais que, encore une fois, ça ne semble pas se démarquer des autres films du genre mais, étonnamment, il y a un je-ne-sais-quoi de poétique dans tout ça. Et ça se termine sur l’une des meilleures pièces d’Animal Collective.

Et pour d’autres grands crus, visitez Sinistre Blogzine.

none

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