Dernièrement, le prestigieux éditeur de DVD Criterion, a fait appel à Xavier Dolan pour sa série Top 10 List.

Le concept est ultra-simple: Faire une liste des 10 meilleurs films du catalogue de Criterion.

Étrangement, Criterion n’a jamais fait pas appel à moi pour une Top 10 List; et ce bien que je sois reconnu pour avoir écouté environ 58 fois Addams Family 2. Donc, après la liste de Xavier, voici la mienne:

  1. Do The Right Thing, de Spike Lee
  2. La Haine, de Mathieu Kassovitz
  3. Gomorrah, de Matteo Garrone
  4. Down By Law, de Jim Jarmusch
  5. À bout de souffle, de Jean-Luc Godard
  6. The Darjeeling Limited, de Wes Anderson
  7. Les 400 coups, de Francois Truffaut
  8. The Royal Tenenbaums, de Wes Anderson
  9. Mystery Train, de Jim Jarmusch
  10. Short Cuts, de Robert Altman

Aussi, mentions spéciales à :

  • Ascenceur pour l’échafaud, de Louis Malle
  • Z, de Costa-Gavras
  • Brazil, de Terry Gilliam
  • Mononcle Antoine, de Claude Jutra
  • Paths of Glory, de Stanley Kubrick
  • L’oeuvre d’Akira Kurosawa, d’Henri-Georges Clouzot, de François Truffaut, d’Alfred Hitchcock et de Luis Bunuel

Par ailleurs, qu’est-ce qu’ils attendent Criterion pour nous donner plus d’Orson Welles, de Milos Forman et d’Hitchcock. Aussi, il me semble qu’un peu de Woody Allen et de Johnnie To serait approprié… Sans parler d’Addams Family 2

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Dans le cadre de Fantasia, j’ai publié quelques critiques de films sur ce blogue. Ma blonde me trouve bizarre. Elle m’a demandé si, moi, je lirais les critiques d’un simple blogueur. Bonne question! En fait, ça dépend du blogueur et, surtout, de ce qu’il aime.

Ceci dit, histoire de ne pas passer pour un prétentieux qui juge que le simple fait de travailler dans un journal fait automatiquement de lui un journaliste, j’ai jugé à propos de mettre les points sur les “i”.

Les critiques de films qui sont publiées sur ce blogue ne sont certes pas aussi étoffées que celles d’un journaliste pour la simple et unique raison que je n’en suis pas un et, qui plus est, je n’ai pas leurs ressources.

Lorsque j’écris une critique, c’est dans le but de faire part de mon opinion sur une oeuvre; non pas en tant que professionnel payé par un média pour écrire, mais en tant que boulimique de cinéma asiatique. À ce que je sache, nul besoin d’avoir un diplôme en art oratoire pour jaser d’un film autour d’une bière, alors pourquoi faudrait-il en avoir un pour écrire ce qu’on en pense sur un blogue?

Bref, c’est comme si j’en parlais avec un chummy… mais je n’en ai pas alors…

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Sawako Decides

Sawako Decides

Sawako Decides c’est l’histoire d’une jeune fille, Sawako - incarné par Mitsushima Hikari, que l’on a déjà vu dans le très excellent et introuvable Love Exposure -, qui n’a aucune ambition dans la vie et qui boit canettes de bière par-dessus canettes de bière. Elle a un emploi qu’elle trouve minable et un copain qui la laisse indifférente mais avec qui elle reste néanmoins parce qu’elle le trouve, tout comme elle, un peu inférieur à la moyenne des gens. Un less than the average person, comme elle le dit si bien.

Alors qu’elle vit à Tokyo depuis 5 ans, elle décide de retourner dans sa ville natale, avec son copain et la fille de ce dernier, pour tenter de sauver l’entreprise d’empaquetage de palourdes de son père qui se meure d’une cirrhose. Aussitôt arrivée, ces anciens amis et voisins l’accueillent avec une brique et un fanal car, 5 ans plus tôt, sans crier gare, Sawako avait tout quitté pour se sauver à Tokyo, avec le copain de son amie, laissant son veuf de père tout seul derrière elle. Ce genre de chose, ça ne semble pas se faire dans ce coin de pays…

C’est ainsi que, entre deux insultes de la part de ses propres employés, Sawako tente de sauver l’entreprise de son père qui est au bord de la faillite.

Sawako Decides est un bon petit film sympathique. Avec ces situations impossibles et ces personnages colorés, on reconnaît rapidement l’humour typiquement japonais qu’il est toujours bon de retrouver. Ce n’est certes pas un grand film qui marquera à jamais l’histoire du cinéma japonais mais, comme le dit Martin Gignac sur son blogue, il y a Hikari qui est capable d’égayer d’un seul sourire, alors ça compense pour les quelques bémols.

Encore une fois, les deux représentations ont déjà eu lieu…

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Symbol d'Hitoshi Matsumoto

Symbol, d'Hitoshi Matsumoto

Hier, j’ai eu la chance de voir l’excellente comédie japonaise Symbol, de Hitoshi Matsumoto, qui, en 2007, nous avait offert une autre délectation cinématographique, Dai Nippon-jin.

Symbol, c’est deux histoires qui se déroulent en parallèle. La première, c’est celle d’Escargot Man, un lutteur mexicain qui se prépare pour un match que tout le monde l’imagine déjà perdre; et la deuxième, c’est celle d’un japonais – interprété par Hitoshi Matsumoto – qui se réveille soudainement dans une pièce dont les murs, entièrement blancs, sont recouverts de pénis de chérubin. L’atmosphère est un peu celle que nous retrouvons parfois dans les nouvelles d’Haruki Murakami, mais avec une bonne dose de burlesque. En effet, chaque fois que l’homme appuie sur un pénis, un objet apparaît soudainement dans la pièce. C’est ainsi que, un peu à la manière dont nous le faisons lorsque nous jouons à des jeux vidéos, avec les objets, l’homme tente d’orchestrer des combines qui lui permettront de sortir de la pièce. Évidemment, les deux histoires finissent par se rejoindre, mais vous ne devinerez jamais de quelle façon…

Symbol, c’est ce genre de film qui est bourré de scènes d’anthologie qui nous refont rire à chaque fois qu’on y repense. Un peu comme dans Hangover, même si les deux films sont complètement différents. Pour ceux qui ont vu Symbol, je pense, par exemple, à l’Africain qui court, à la scène du gamin qui va rejoindre Escargot Man sur le ring, celle du chérubin qui n’est visible qu’avec des lunettes 3D et celle du pet géant. Et que dire de la finale qui semble sortir tout droit de 2001, A Space Odyssey, version trash!

Certains gags sont parfois prévisibles mais, au fond, Charlie Chaplin et Buster Keaton l’étaient également… Encore une fois, les deux représentations ont déjà eu lieu mais je ne serais pas étonné que le film soit distribué sur DVD éventuellement… Surveillez les tablettes du bas de votre Superclub Vidéotron. Ou mieux, abonnez-vous au Vidéo Beaubien

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Scène du fil Written By

Scène du fil Written By

Toujours dans le cadre de Fantasia, chez vu Written By dernièrement. Il s’agit d’un film hongkongais réalisé par Wai Ka-Fai, celui-là même qui nous avait donné l’excellent Mad Dectective, co-réalisé avec Johnnie To en 2007.

Written By, c’est l’histoire de Melody qui, avec sa mère et son frère, a survécu à un accident de voiture dans lequel son père y a laissé la vie, et elle, la vue. En effet, Melody est devenue aveugle après l’accident. Elle ne voit certes plus mais, même après que quelques années se soient coulées depuis le décès de son père, elle peut ressentir toute la douleur de sa mère vis à vis la mort de son mari.

Elle décide donc de ramener son père à la vie en écrivant une nouvelle dans laquelle toute la famille serait morte dans l’accident, à l’exception du père. Dans ladite nouvelle, le père de Melody, qui est aveugle depuis l’accident, écrit à son tour une histoire dans laquelle sa femme et ses enfants sont des fantômes et décident de revenir vivre à côté pour l’aider dans son quotidien.

Je trouvais que l’idée d’une histoire dans une histoire dans une histoire était bonne mais, malheureusement, on s’y perd rapidement. Tout devient confus et on ne sait plus dans quelle histoire on se trouve. C’est comme si les trois histoires se passaient dans des mondes parallèles et que, soudainement, les personnages voyageaient d’un monde à l’autre. Rapidement, on n’y comprend plus grand chose.

Le film n’est pas mauvais en tant que tel – il a même gagné le prix du meilleur scénario au Hong Kong Film Awards -, mais j’ai vraiment eu l’impression que Wai Ka-Fai aurait pu faire beaucoup mieux. Il tourne, pour ainsi dire, quelques coins ronds et on ne retrouve malheureusement pas le génie créatif qui fait habituellement de ce genre de film une réussite; comme ce fut par exemple le cas avec le film japonais The Taste Of Tea.

Written By est projeté à deux reprises dans le cadre de Fantasia, mais j’ai vu la deuxième représentation alors, pour ceux qui trouvaient que ça semblait intéressant, désolé… Peut-être une prochaine fois…

Surveillez néanmoins les rangées du bas de votre Superclub Vidéotron, il s’y trouvera peut-être au cours des prochains mois.

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