Exposition D'après Notman.

Exposition D'après Notman.

Hier, après avoir lu ce billet sur Les Archives à l’affiche,  je suis allé faire un tour à l’exposition D’après Notman.

Pour ceux qui l’ignorent, chaque année, le Musée McCord présente, sur McGill College, une exposition de photos en plein air. Cette année, le concept consiste à présenter deux photos prises à plus ou moins 100 ans d’intervalle, au même endroit, dans le même angle, au même moment dans l’année, et sensiblement à la même heure.

Les photos initiales ont toutes été prises vers la fin du 19e siècle par le célèbre photographe William Notman, alors que les “répliques” ont été captées entre 1999 et 2001, par Andrzej Maciejewski. Tout un défi pour ce bon vieux Maciejewski qui, ma foi, est parvenu à le relever avec brio!

En effet, le résultat est assez impressionnant pour quelqu’un qui, comme moi, trippe sur les archives et qui s’est jadis prêté à un exercice similaire sur le présent blogue. Donc, comme je le disais, le travail de Maciejewski est vraiment impressionnant; c’est chouette de voir le même lieu, à près de 100 ans d’intervalle. Certains buildings ont ainsi disparu, et d’autres se sont érigés; un peu comme la Tour de Radio-Canada qui semble avoir pris la place d’une vieille église. On peut ainsi constater jusqu’à quel point Montréal a changé en un siècle; parfois pour le mieux, parfois pour le pire…

Par ailleurs, autre point intéressant dans cette expo, c’est l’utilisation de la technologie code QR, ce code à barres qui, après avoir été photographié à l’aide d’un téléphone intelligent et de l’application Beetagg, permet d’accéder à une page Web sur laquelle il est possible d’obtenir de plus amples informations sur les oeuvres. Bien que tous n’est pas un téléphone intelligent à portée de main, ça demeure une belle initiative de la part du musée McCord qui démontre ainsi son ouverture pour l’utilisation des nouvelles technologies dans sa mission de publication et de valorisation des archives.

Il est également possible de visiter l’expo virtuellement, mais je vous conseille fortement d’aller aussi faire un tour sur place. Vous avez jusqu’au 18 octobre.

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Pierre commémorant le décès de 6 000 immigrants, Pointe-Saint-Charles, Qc, 1898, Alfred Walter Roper, © Musée McCord

En ce 17 mars, je souhaite une bonne Saint-Patrick à tous les Irlandais dont les ancêtres ont choisi le Québec comme terre d’accueil, soit, sauf erreur,  400 000 des 7 700 000 québécois!

Au delà de la grosse bière stout bien amère et du café Baileys, je vous suggère d’aller faire un tour sur le site du Musée McCord aujourd’hui afin de jeter un coup d’oeil à l’exposition numérique Irlandais O’ Québec et en connaître ainsi davantage sur le peuple irlandais. Le micro-site n’est pas le plus divertissant que le Musée McCord ait fait ces dernières années mais il contient néanmoins une très grande quantité d’information et il est assez bien structuré. Voici à cet effet le sommaire de l’exposition:

  • Loin de la terre natale : courte introduction qui explique brièvement la venue des Irlandais au Québec;
  • Biographies : La notice bibliographique de plusieurs Irlandais ayant marqué l’histoire du Québec;
  • Grosse-île : L’histoire de cette station de quarantaine installée près de Québec et dans laquelle des milliers d’Irlandais sont décédés. On y parle également de la Pointe au moulin, à Montréal, où des hangars ont été construits afin d’accueillir les malades. Bref, on y parle de la dure traversée des milliers d’Irlandais qui ont décidé de quitter leur terre natale, et des épreuves qu’ils ont dû surmonter;
  • À la ville : On raconte de quelle manière les Irlandais se sont intégrés dans les villes (Montréal et Québec) et de quelle manière ils ont su les transformer. Vous serez étonnés de voir à quel point les Irlandais ont participé à l’industrialisation de Montréal;
  • À la campagne : L’impact que les Irlandais ont eu sur les régions rurales du Québec est étonnante et on y explique très bien en quoi la culture québécoise d’aujourd’hui s’est inspirée des Irlandais qui ont préféré la campagne à la ville lors de leur arrivée au Québec;
  • Le défilé : On y présente notamment Saint-Patrick, l’homme derrière la fête, la petite histoire du défilé de Montréal et les protocoles;
  • En quoi ces histoires des Irlando-Québécois sont-elles importantes ? : Une conclusion qui nous montre à quel point notre culture a été inspirée par celle de l’Irlande.

Au delà du texte, on peut voir des dizaines de documents d’archives numérisés sur le site. Et si vous en voulez plus, sachez que l’exposition du même nom est présentée au Musée McCord jusqu’au 11 octobre. J’y suis allé peu après l’inauguration et je vous assure que vous en apprendrez encore davantage car, ce qui est présenté sur le site n’est qu’une très brève synthèse de l’exposition en salle.

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Comme je le disais dans un récent billet, la fin de semaine dernière, je suis allé voir l’exposition J. W. Waterhouse : Le Jardin des sortilèges au Musée des beaux-arts de Montréal. Bien que le style de Waterhouse n’en soit pas un qui me plaise énormément (réaliste, beaucoup de détails, couleurs vives) et que je  ne revêts pas mon suit de chevalier la fin de semaine en jouant à Dungeons & Dragons, il demeure qu’une intéressante et mythique atmosphère émane de son oeuvre. C’est ainsi que dryades, naïades et autres sirènes se rencontrent dans ses différents tableaux.

Dans la liste des 20 sujets qui m’intéressent, publiée sur le présent blogue il y a quelques semaines, je parlais de mon intérêt pour les “contenants”. J’ai longuement voulu expliquer ce point mais je n’ai jamais véritablement pris le temps de le faire avant aujourd’hui. Ce que j’entendais par “contenant”, c’est la manière de diffuser, de montrer, de transmettre ou de faire les choses. Comme dans “parler À LA RADIO” ou “écrire SUR UN BLOGUE“. Bref, c’est ce qui décrit l’état d’un événement ou d’une chose, et qui le – ou la – met parfois en contexte.

Ce qui m’amène à parler de ce que j’ai véritablement aimé de l’exposition: l’atmosphère et l’ambiance qui témoignent du contexte de création des différentes oeuvres de Waterhouse… En effet, le Musée des beaux-arts de Montréal s’est vraisemblablement soucié de ces points lors de la conception et du montage de cette exposition. De la même manière que Waterhouse a su rendre hommage à divers poèmes, histoires et mythes dans ces peintures, le Musée des beaux-arts – avec notamment les rideaux et les murs noirs, l’éclairage tamisé, la disposition des toiles ainsi que la musique – a également su mettre en contexte l’oeuvre du peintre et ainsi témoigné de ce qui l’inspirait au moment de peindre ses plus grandes toiles.

Par exemple, dans une des pièces, on a même retranscrit un poème d’Alfred Tennyson dont s’est inspiré Waterhouse pour peindre La Dame de Shalott, sa plus célèbre toile. En ayant accès à de telles informations, j’ai personnellement apprécié davantage différents aspects de son oeuvre puisque j’avais l’impression d’en connaître déjà sur le sujet décrit dans ses toiles et je pouvais ainsi me situer en me reférant à ce que je venais de lire. En archivistique, on parle souvent du respect du principe de provenance qui implique de considérer toutes les pièces d’un fonds d’archives comme étant un tout indissociable de manière à ce que chacune d’elle témoigne de la valeur d’information de l’autre. Bref, chaque pièce permet de mettre en contexte les autres pièces. C’est un peu ce que le Musée des beaux-arts a fait, non pas en appliquant le respect du principe de provenance – car il ne s’agit pas ici d’un fonds mais de plusieurs collections – mais en tentant de situer les oeuvres dans leur contexte de création grâce à une mise en scène très réussie et à de l’information complémentaire qui ne trouve pas uniquement refuge dans le – ô combien – traditionnel cartel.

D’ailleurs, parlant d’archivistique, le MBA a eu la brillante idée d’exposer quelques documents d’archives dont des notes de l’artiste, des croquis, des livres, des documents administratifs et des biens personnels qui témoignent parfois de son parcours.

Autre point intéressant à souligner, il est possible de louer un audio-guide diffusant différentes pièces sélectionnées par maestro Kent Nagano…

Bref, je le répète, un sacré beau travail!

Par ailleurs, vers la fin de l’exposition, on peut voir le moyen-métrage Out Of Our Minds, de Melissa Auf der Maur et Tony Stone, qui s’inspire beaucoup de l’oeuvre de J.W. Waterhouse. Une autre très belle initiative du Musée des beaux-arts de Montréal. Seul bémol: aucun contrôle d’accès n’est effectué dans la salle dans laquelle le film est projeté, ce qui a pour effet que l’on est très susceptible d’arriver en plein milieu de la projection et d’en manquer conséquemment la première moitié… Sinon, il est vraiment intéressant de constater les différentes références à Waterhouse.

Pour plus d’informations:

En terminant, voici la publicité télé de l’exposition qui témoigne très bien de l’univers de Waterhouse.

Courez-y!

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