Comme premier film à Fantasia cette année, je suis plutôt bien tombé bien que j’aie manqué les 2-3 premières minutes. Je suis allé voir la comédie coréenne Hello Ghost.

Hello Ghost, ça raconte l’histoire d’un orphelin dans la mi-vingtaine, Sang-Man, qui décide de mettre fin à ses jours par je-ne-sais quelle manière  puisque, quand je suis entré dans la salle, il était déjà à l’hôpital… Dès lors, puisqu’il s’est rapproché de la mort, il commence à voir des fantômes qui le suivent partout et qui se servent de son corps pour réaliser leurs dernières volontés. Il y a quautre fantômes:  un jeune garçon qui veut se rendre au cinéma et manger quelques bols de nouilles aux fèves noires, un fumeur compulsif qui veut faire un tour de voiture jusqu’à l’océan, une femme qui pleure sans arrêt et qui désire préparer un festin gargantuesque, et un vieil homme voyeur et probablement alcoolique qui veut remettre une vieille caméra qu’il avait empruntée à un homme alors qu’il était vivant. Bref, ils ont tous besoin du corps de notre ami suicidaire pour réaliser leurs dernières volontés, et ils ne se gênent pas pour l’emprunter tout à tour.

C’est d’ailleurs ces situations où les fantômes prennent possession du corps de leur souffre-douleur qui rendent le film si sympathique. En effet, c’est plutôt drôle de voir le personnage principal prendre les traits de caractère des fantômes pour ensuite interagir avec lui-même, le tout sous les yeux d’un autre humain, telle la jolie infirmière de qui Sang-Man tombe bien évidemment amoureux. Les sud-coréens ont habituellement un grand talent pour développer des personnages caricaturaux et gauches et on ne fait pas exception à la règle ici. Ce qui est plus étonnant, c’est de voir qu’il demeure possible d’aborder des thèmes plus graves – tels que la mort, la famille, l’amour, la dépression et le suicide – sur un fond d’humour, voire même satirique. C’est tantôt drôle, tantôt touchant, et c’est surtout très sud-coréen!

Une deuxième et dernière représentation aura lieu aujourd’hui, à 13h.

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Sawako Decides

Sawako Decides

Sawako Decides c’est l’histoire d’une jeune fille, Sawako - incarné par Mitsushima Hikari, que l’on a déjà vu dans le très excellent et introuvable Love Exposure -, qui n’a aucune ambition dans la vie et qui boit canettes de bière par-dessus canettes de bière. Elle a un emploi qu’elle trouve minable et un copain qui la laisse indifférente mais avec qui elle reste néanmoins parce qu’elle le trouve, tout comme elle, un peu inférieur à la moyenne des gens. Un less than the average person, comme elle le dit si bien.

Alors qu’elle vit à Tokyo depuis 5 ans, elle décide de retourner dans sa ville natale, avec son copain et la fille de ce dernier, pour tenter de sauver l’entreprise d’empaquetage de palourdes de son père qui se meure d’une cirrhose. Aussitôt arrivée, ces anciens amis et voisins l’accueillent avec une brique et un fanal car, 5 ans plus tôt, sans crier gare, Sawako avait tout quitté pour se sauver à Tokyo, avec le copain de son amie, laissant son veuf de père tout seul derrière elle. Ce genre de chose, ça ne semble pas se faire dans ce coin de pays…

C’est ainsi que, entre deux insultes de la part de ses propres employés, Sawako tente de sauver l’entreprise de son père qui est au bord de la faillite.

Sawako Decides est un bon petit film sympathique. Avec ces situations impossibles et ces personnages colorés, on reconnaît rapidement l’humour typiquement japonais qu’il est toujours bon de retrouver. Ce n’est certes pas un grand film qui marquera à jamais l’histoire du cinéma japonais mais, comme le dit Martin Gignac sur son blogue, il y a Hikari qui est capable d’égayer d’un seul sourire, alors ça compense pour les quelques bémols.

Encore une fois, les deux représentations ont déjà eu lieu…

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Symbol d'Hitoshi Matsumoto

Symbol, d'Hitoshi Matsumoto

Hier, j’ai eu la chance de voir l’excellente comédie japonaise Symbol, de Hitoshi Matsumoto, qui, en 2007, nous avait offert une autre délectation cinématographique, Dai Nippon-jin.

Symbol, c’est deux histoires qui se déroulent en parallèle. La première, c’est celle d’Escargot Man, un lutteur mexicain qui se prépare pour un match que tout le monde l’imagine déjà perdre; et la deuxième, c’est celle d’un japonais – interprété par Hitoshi Matsumoto – qui se réveille soudainement dans une pièce dont les murs, entièrement blancs, sont recouverts de pénis de chérubin. L’atmosphère est un peu celle que nous retrouvons parfois dans les nouvelles d’Haruki Murakami, mais avec une bonne dose de burlesque. En effet, chaque fois que l’homme appuie sur un pénis, un objet apparaît soudainement dans la pièce. C’est ainsi que, un peu à la manière dont nous le faisons lorsque nous jouons à des jeux vidéos, avec les objets, l’homme tente d’orchestrer des combines qui lui permettront de sortir de la pièce. Évidemment, les deux histoires finissent par se rejoindre, mais vous ne devinerez jamais de quelle façon…

Symbol, c’est ce genre de film qui est bourré de scènes d’anthologie qui nous refont rire à chaque fois qu’on y repense. Un peu comme dans Hangover, même si les deux films sont complètement différents. Pour ceux qui ont vu Symbol, je pense, par exemple, à l’Africain qui court, à la scène du gamin qui va rejoindre Escargot Man sur le ring, celle du chérubin qui n’est visible qu’avec des lunettes 3D et celle du pet géant. Et que dire de la finale qui semble sortir tout droit de 2001, A Space Odyssey, version trash!

Certains gags sont parfois prévisibles mais, au fond, Charlie Chaplin et Buster Keaton l’étaient également… Encore une fois, les deux représentations ont déjà eu lieu mais je ne serais pas étonné que le film soit distribué sur DVD éventuellement… Surveillez les tablettes du bas de votre Superclub Vidéotron. Ou mieux, abonnez-vous au Vidéo Beaubien

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Scène du fil Written By

Scène du fil Written By

Toujours dans le cadre de Fantasia, chez vu Written By dernièrement. Il s’agit d’un film hongkongais réalisé par Wai Ka-Fai, celui-là même qui nous avait donné l’excellent Mad Dectective, co-réalisé avec Johnnie To en 2007.

Written By, c’est l’histoire de Melody qui, avec sa mère et son frère, a survécu à un accident de voiture dans lequel son père y a laissé la vie, et elle, la vue. En effet, Melody est devenue aveugle après l’accident. Elle ne voit certes plus mais, même après que quelques années se soient coulées depuis le décès de son père, elle peut ressentir toute la douleur de sa mère vis à vis la mort de son mari.

Elle décide donc de ramener son père à la vie en écrivant une nouvelle dans laquelle toute la famille serait morte dans l’accident, à l’exception du père. Dans ladite nouvelle, le père de Melody, qui est aveugle depuis l’accident, écrit à son tour une histoire dans laquelle sa femme et ses enfants sont des fantômes et décident de revenir vivre à côté pour l’aider dans son quotidien.

Je trouvais que l’idée d’une histoire dans une histoire dans une histoire était bonne mais, malheureusement, on s’y perd rapidement. Tout devient confus et on ne sait plus dans quelle histoire on se trouve. C’est comme si les trois histoires se passaient dans des mondes parallèles et que, soudainement, les personnages voyageaient d’un monde à l’autre. Rapidement, on n’y comprend plus grand chose.

Le film n’est pas mauvais en tant que tel – il a même gagné le prix du meilleur scénario au Hong Kong Film Awards -, mais j’ai vraiment eu l’impression que Wai Ka-Fai aurait pu faire beaucoup mieux. Il tourne, pour ainsi dire, quelques coins ronds et on ne retrouve malheureusement pas le génie créatif qui fait habituellement de ce genre de film une réussite; comme ce fut par exemple le cas avec le film japonais The Taste Of Tea.

Written By est projeté à deux reprises dans le cadre de Fantasia, mais j’ai vu la deuxième représentation alors, pour ceux qui trouvaient que ça semblait intéressant, désolé… Peut-être une prochaine fois…

Surveillez néanmoins les rangées du bas de votre Superclub Vidéotron, il s’y trouvera peut-être au cours des prochains mois.

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Extrait du film Accident

Extrait du film Accident

Accident, c’est l’histoire de Brain, un tueur à gages qui, avec sa bande, organise des accidents pour éliminer ses proies. Un jour, alors qu’ils sont en plein travail, tout tourne au vinaigre et un des leurs meure après s’être fait heurter par un autobus. Étant donné que tout est toujours calculé au quart de tour avec Brain, il est persuadé qu’il ne s’agit pas d’un accident et que quelqu’un leur fait goûter à leur propre médecine. Il s’isole alors et tente de trouver ce qui s’est réellement passé.

L’idée est excellente et, sur papier, ça promet; d’autant plus que Johnnie To, celui qu’on pourrait qualifier de Francis Ford Coppola hongkongais, a produit le film. Mais, sur pellicule, c’est une toute autre affaire. Dans un premier temps, les accidents orchestrés par Brain sont d’un ridicule sans borne. On n’y croit tout simplement pas. De plus, alors que Brain tente d’élucider le mystère, on nous bombarde de flashbacks qui sont apparemment supposés nous convaincre du lourd passé trouble de ce dernier qui, quelques années auparavant, a perdu sa femme dans un accident de voiture. Encore une fois, on n’y croit tout simplement pas. À vrai dire, on n’y comprend rien car ces flashbacks ne nous révèlent absolument rien…

Résultat, en tant que spectateur, notre cerveau n’est aucunement stimulé et on ne cherche pas à comprendre ce qui s’est réellement passé. Nous sommes dans le néant total et attendons tout bonnement la fin. On croirait assister à un film de David Lynch, mais sans aucune qualité esthétique.

Si vous êtes de ceux qui trouvent que mes goûts en matière de cinéma laissent à désirer et qui se précipitent aussitôt sur tout ce que je n’aime pas, ne cherchez pas; il n’y avait qu’une seule représentation.

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