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Avertissement, je me prends pour un journaliste culturel qui a fait son CEGEP à Jonquière pour ensuite faire son BAC à Concordia dans ce billet

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Bran Van 3000 The Garden

Jusqu’à hier, je trouvais que Bran Van 3000 était le groupe d’un seul album – un peu comme Cake – et que ceux qui achetaient encore leurs trucs étaient des gens qui, en 1997, avaient trippé sur Glee et qui souhaitaient encore qu’un album potable du groupe ne sorte. Je dois avouer que je les trouvais bien naïfs ces gens mais, pourtant, ils avaient en partie raison.

En effet, après avoir lu plusieurs commentaires dithyrambiques du plus récent album de Bran Van, The Garden, sur Twitter, je me suis dit qu’il y avait peut-être là quelque chose de rafraîchissant – voire de nouveau – alors je me suis procuré l’album.

Nouveau et rafraîchissant ne seraient peut-être pas les mots que j’utiliserais pour décrire l’album mais, je n’ai néanmoins pas été déçu. Disons que, bien que ce ne soit aussi AWESOME que ce que plusieurs disaient sur le Web, c’est différent de ce qu’ils ont fait ces dernières années. Aussi, ça se rapproche davantage de Glee que du reste; ce qui est une bonne nouvelle en soi…

Maintenant, que diront les critiques? Est-ce qu’ils considéreront qu’il s’agit là d’un autre album ordinaire du groupe? Est-ce que, encore une fois, ce ne sont que ceux qui suivent le band depuis Glee en espérant quelque chose de potable depuis – en plus de moi – qui apprécieront l’album?

Si c’est le cas, comme les producteurs se rabattent maintenant sur de simples commentaires d’internautes pour combler les espaces vides laissés par l’absence de bonnes critiques sur des posters de films/shows/événements, j’ai pensé préparé une liste de phrases coup-de-poing-dans-la-face dont le groupe pourra se servir au besoin.

Les voici:

Si Bob Dylan avait fait du rap, il se serait appelé James Di Salvio.

Poignant. Comme la bande sonore de votre film favori.

Un amalgame de genres qui plaira même à votre mère.

Un album qui, le temps d’une chanson, donne le goût de s’évader à L.A.

D’autres suggestions?

Je vois déjà le poster sur le coin de Jeanne-Manche/Sainte-Catherine…

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Flavor Flav (Public Enemy) à Montréal, août 2010, Club Soda

Si j’avais une liste de trucs à faire avant de mourir alors que j’avais 10-11 ans, ça aurait ressembler à quelque chose comme ça:

  1. Voir jouer Michael Jordan
  2. Avoir mon permis de conduire
  3. Voir un show de Public Enemy

J’ai jamais vu jouer Michael Jordan finalement et, comme il a pris sa retraite depuis près de 10 ans – soit un peu après que j’aie obtenu mon permis, c’est un peu foutu.

Quant à Public Enemy, c’est hier soir que ça s’est passé, au Club Soda, devant une foule très caucasienne à mon grand étonnement…

Après une première partie que j’ai partiellement ratée mais qui semblait assez sympathique, Public Enemy nous a fait attendre plus d’une heure avant de se pointer sur la scène. Mais ça valait la peine d’attendre, ne serait-ce que pour faire plaisir au ti-cul de 11 ans qui sommeille à quelque part en moi.

Il ont donc enchaîché les 911 is a joke, Don’t believe de hype, Bring the Noise et autres Fight The Power avec une énergie surprenante pour des quasi baby-boomers; et ce pendant environ 2 heures, non-stop.

J’ai dû attendre plus ou moins 6 ans avant de stricker un premier élément de la liste de mes 11 ans, et j’ai dû attendre près de 15 ans pour en stricker un deuxième.  Bref, le ti-cul de 12 ans en moi est satisfait à 66%. C’est quand même pas mal…

  1. Avoir mon permis de conduire
  2. Voir un show de Public Enemy
  3. Voir jouer Michael Jordan

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Pour ceux qui, comme moi, trippent sur le bon vieux hip hop old school, Chuck D (un des deux MCs de Public Enemy) nous a parlé d’un site assez cool qui pourrait vous intéresser. En fait, le site est un peu nul dans la mesure où il n’offre pas vraiment de fonctionnalités intéressantes mais, au moins, on peut y redécouvrir de bons vieux classiques: Big Daddy Kane, Guru, EPMD, Dj Jazzy Jeff and The Fresh Prince, Black Sheep, Too Short, MC Lyte, Yoyo, et autres.

www.hiphopgods.com

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Et pour ceux qui se le demandent, oui le show était cool.

none

Avant-hier, j’ai fait quelque chose que je n’avais pas fait depuis un méchant bout; je suis allé dans un disquaire. HMV centre-ville pour ne pas le nommer. Si je ne vais plus dans les disquaires depuis quelque temps, ce n’est pas parce que je n’achète plus de musique, au contraire. Mais, depuis plus ou moins un an, je me procure ce dont j’ai envie sur iTunes. Voyez-vous, je n’arrive pas à comprendre la raison pour laquelle on s’entête à consigner la musique sur un support et à s’encombrer d’objets inutiles. La musique est immatérielle à la base, et nous la consommons, la plupart du temps, dans l’iPod ou dans l’ordi. Le disque en tant que tel ne sert à rien car toute l’info qu’on peut y trouver (paroles, photos) est disponible sur le Web. Pour le vinyle, c’est évidemment une autre histoire. Ceci dit, je ne m’étalerai pas plus sur le sujet car je l’ai déjà fait dans un autre billet.

Pour en revenir à nos moutons, avant-hier, je suis allé dans un disquaire. Je voulais simplement voir le prix qui avait été fixé pour le dernier et excellent album d’Arcade Fire, The Suburbs. Ça m’intriguait car, sur iTunes, on peut se le procurer pour 11.99$, soit 2$ de plus que la moyenne qui est de 9.99$. Dans l’absolu, ce n’est pas très cher 11.99$; c’est à peu près le prix d’un sandwich et d’un latte dans un café du centre-ville. Mais, considérant qu’on peut se procurer The Suburbs pour 12.99$ en magasin, il y a comme un non-sens ici… J’ai même vu des albums dont le prix sur iTunes et celui en magasin est le même!

C’est quoi cette tactique de vente à la con – et je ne blâme pas le groupe ici!!! Pourquoi y-a-t-il une si petite différence de prix entre la musique que l’on télécharge et celle que l’on achète en magasin? D’autant plus que la maintenance d’un magasin qui a pignon sur rue est fort probablement plus coûteuse qu’un magasin en ligne. Pourquoi ne pas inciter les consommateurs à acheter en ligne en offrant des prix compétitifs? Stratégie marketing visant la vente, sur place, de produits que le consommateur ne désirait pas avant de se pointer en magasin me direz-vous. Peut-être, mais ça peut très bien se faire en ligne… Amazon et iTunes le font avec leur “you may also like“.

Alors que les nouveautés sont très souvent vendues à bas prix en magasins, sur le Web, c’est une autre histoire. Le prix est fixé dès le début et ne change que très rarement.  Si on utilise une politique de pénétration en magasin, pourquoi ne pas en faire de même en ligne?  Pire, sur les sites de téléchargement appartenant à des grossistes (Archambault, HMV, etc.), pas moyen de payer pour télécharger les nouveautés. Du moins, c’est le cas pour The Suburbs.

Ces dernières années, l’industrie de la musique a fait des progrès considérables afin de pallier à la perte de revenus liée au téléchargement illégal, mais il y a définitivement quelques efforts supplémentaires à faire pour répondre aux besoins et aux attentes des consommateurs de musique en ligne.

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Misteur Valaire - Golden Bombay

Bon. Je ne suis pas le premier blogueur à écrire sur le sujet mais je me lance quand même.

Vous le savez peut-être, le groupe Misteur Valaire a lancé son 3e album la semaine dernière, Golden Bombay. Je ne l’ai pas encore écouté, ni téléchargé d’ailleurs mais ce n’est qu’une question de temps car j’aime beaucoup ce que fait habituellement le groupe; et ce artistiquement et marketingment.

En effet, après avoir offert gratuitement leur précédent album sur leur site Web, Misteur Valaire utilise cette fois la formule qui consiste à donner ce que l’on désire pour un disque.

Il y a quelques jours, Guillaume Déziel, le gérant du groupe, publiait, sur son blogue, un billet fort intéressant dans lequel il divulguait le montant moyennement déboursé lors de l’achat de l’album, soit 3.08$. Considérant qu’il y a 11 pièces sur l’album, ça fait 0.28$ chacune. Guillaume ajoute que, lorsque l’on retranche les “achats” à 0$, soit 50.2% des transactions, on obtient une moyenne de 7.49$ par album.

Maintenant, que doit-on conclure de tout ça? 3.08$ par disque, ce n’est certes pas suffisant. En revanche, si l’on se dit que les quelques 450 personnes qui se sont procurés le disque pour 0$ ne l’aurait pas acheté légalement si la formule actuelle n’avait pas été offerte, nous aurions une moyenne de 7.49$ par album; ce qui n’est pas si mal considérant que, chez HMV, la copie physique de Golden Bombay se vend 12.99$ et que, sur iTunes, la copie numérique est à 9.99$.

Quand on y pense, ça ne doit pas être de tout repos que d’établir un prix pour un produit si peu tangible. Les coûts ne doivent pas toujours être évidents à identifier et à calculer et, comme on peut qualifier de “nouvelle” la formule utilisée, on peut difficilement se fier sur les expériences du passé. Bref, aucune référence possible.

C’est ainsi que, tout comme Misteur Valaire le fait en musique, Guillaume Déziel expérimente en marketing et il est très sympathique de sa part que de partager avec nous l’expérience sur son blogue.

Pour toutes ces raisons, je n’envisage aucunement télécharger l’album gratuitement. Non pas que je méprise ceux qui l’ont fait; au contraire, ils sont probablement plus brillants que moi. Pourquoi payer pour quelque chose qui est gratuit?

Mais pour l’expérimentation, pour la transparence, pour la présence Web, pour la générosité et surtout pour l’apport à la musique d’ici, je casserai mon petit cochon pour me procurer le troisième album de Misteur Valaire. La question est maintenant la suivante: combien dois-je payer?

Trop de responsabilités que de décider. Je préfère plutôt me baser sur leur modèle d’affaires et vous le demander; combien dois-je payer pour l’album?

Évidemment, je n’ai pas 100$ de trop en poche… Restons réalistes. Fions-nous plutôt aux statistiques:
Prix plancher=0$
Prix plafond: 30$

Dans 24 heures, je ferai une moyenne, me rendrai au www.goldenbombay.mv.mu et j’achèterai selon le prix moyen que vous aurez proposé.

P.S. Je veux l’album alors réagissez svp… ;-)

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Sur son blogue, Francis Hébert, journaliste au journal Voir, parle du déclin du disque. Il y a parle notamment de dématérialisation de la musique. En ce qui me concerne, je ne vois pas en quoi la musique est matérielle… Elle fait plutôt partie du patrimoine immatérielle mondial…

Je n’ai donc pas pu m’empêcher de réagir. Comme ma réaction est assez longue, j’ai décidé de la mettre également sur un autre blogue. Je vous invite toutefois à aller lire son texte avant de pousuivre la lecture du présent billet. C’est par ici.

Maintenant, voici ma réaction:

Dématérialisation de la musique? La musique n’est-elle pas immatérielle à la base. Ce n’est que lorsque nous la confinons sur un quelconque support physique qu’elle devient matérielle.

En ce qui me concerne, le disque – l’objet – n’a aucune raison d’être. De toute façon, il ne fait qu’augmenter l’empreinte écologique humaine.

Pour l’instant, le disque s’adresse encore à un grand pourcentage de la population, tout comme le vinyle qui connaît présentement un gain de popularité et qui permet d’ailleurs une meilleure appréciation de la pochette. Mais, tôt ou tard, le disque compact finira probablement par disparaître et, en ce qui me concerne, c’est très bien ainsi car, au fond, nous consommons la musique pour le plaisir des oreilles et non pour celui des yeux. Pour les paroles et la pochette, il y a le Web. À quoi bon s’encombrer d’un objet qui n’a, en fait, pas plus d’âme qu’un simple grille-pain.

Maintenant que nous avons la possibilité de (re)dématérialiser la musique, le disque n’a plus aucune utilité. D’ailleurs, le dernier que j’ai acheté s’est vite retrouvé dans une boîte après avoir été copié sur mon ordinateur et sur mon disque dur externe.

Bref, rien n’empêche le CD et le fichier musical numérique à cohabiter quelques temps. Ce type de cohabitation s’est vu plus souvent qu’autrement dans le passé et, si Darwin était vivant aujourd’hui, il vous dirait que le plus fort demeurera en vie au détriment de l’autre…

Quant à la pochette, de toute façon, elle perd en quelque sorte de son sens à l’ère du fichier musical électronique car il n’y a plus d’objet physique à illustrer. Le titre de l’album suffit à l’identification de ce dernier.

Pour toutes les autres questions sous-jacentes (prix, qualité), je dois dire que le fichier musical numérique est loin d’être parfait mais, à l’exception du prix, il me suffit amplement pour l’instant.

Suis-je le seul à me foutre éperdument de l’avenir du disque? Pourquoi doit-on absolument le sauver?

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