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Choisir ses batailles

photo: Infopresse

Savoir choisir ses batailles, voilà une maxime que j’aime bien.

À quoi bon s’investir dans une bataille dont l’enjeu est sans véritable importance? C’est comme ce “débat” qui a été rediffusé ce matin à Christiane Charette entre Olivia Lévy et Nathalie Petrowski. Le sujet: Pour ou contre le mariage. Non, mais, on s’en contrefiche, non? Si tu ne veux pas te marier, fine! La seule personne que ça regarde – en dehors de toi -, c’est ton/ta conjoint(e) alors inutile d’en faire un débat radiodiffusé avec, en prime, deux débatteurs qui en mettent définitivement trop qu’il en faut! Ce que je fais lorsqu’on m’impose des débats sans enjeu? Power Off. Et je me trouve autre chose à faire.

Toujours dans la veine des batailles sans véritable enjeu, il y a ces gens qui s’insurgent devant les pubs que l’on peut désormais voir sur les roues arrières des BIXI. Celle-là, je ne la comprends vraiment pas… Le principal argument étant que ces publicités sont visuellement polluantes, j’exige que l’on m’explique en quoi est-ce que c’est plus polluant visuellement que les publicités sur les autobus ou les taxis, ou celles sur les abribus?

De la pub, il y en a partout où l’on regarde. Des panneaux sur le bord des autoroutes, des affiches qui placardent les murs du centre-ville, l’affichage électronique dans le Métro, etc. Il y en a certes trop. Mais, sincèrement, qu’est-ce qui est le plus polluant visuellement entre un logo de 30 centimètres par 30 centimètres sur la roue arrière d’un vélo ou un panneau de 5 mètres par 3 mètres juché dans les airs en plein coeur du Mile-End?

Comme le dit François Cardinal dans son éditorial du 23 avril, [...] la pérennité d’un tel système, qu’on le veuille ou non, a un coût. Un coût qui doit être assumé soit par les usagers, soit par les contribuables… soit par les annonceurs. Dans un contexte où les taxes et tarifs sont quotidiennement conspués, la dernière option s’imposait d’elle-même.

Avec un réseau qui prend de l’ampleur, de nouveaux coûts étaient à prévoir et, personnellement, je crois que la publicité est une très chouette alternative à la hausse des tarifs aux usagers; d’autant plus que, désormais, les déplacements sont de 45 minutes plutôt que de 30 minutes et la période d’attente entre les déplacements est de 2 minutes plutôt que 5.  Qui plus est, l’un des partenaires (Telus, pour ne pas le nommer) remet 1$ à la Fondation des maladies du coeur pour chaque nouvel abonnement. Pour ma part, ne serait-ce que pour ces dernières raisons, ça vaut la peine de traîner le logo d’Alcan, Desjardins ou Telus derrière soi lorsqu’on chevauche un BIXI.

Bon, j’ai l’air d’écrire un billet commandité pour Bixi… Comme ce n’est pas le cas, je terminerai en disant que je suis (très) partiellement d’accord avec les détracteurs qui considèrent que ce n’est pas moralement acceptable d’utiliser les usagers de Bixi pour véhiculer un message publicitaire. En fait, ce n’est pas contre le concept que j’en ai mais plutôt contre une publicité bien précise: celle de Desjardins dans laquelle on retrouve simplement un nom de famille sur la roue arrière, comme si l’utilisateur du Bixi était une partie intégrante du concept. Ça, c’est un peu cheap mais le média, lui, je l’appuie à 100%.