Sur le tard, ça me tentait de parler de la chronique de Pierre Foglia du 4 janvier dernier; celle dans laquelle il demandait à ses lecteurs de lui expliquer le buzz autour des médias sociaux.

…le phénomène me plonge dans une grande perplexité. Je ne comprends pas.

Pour appuyer ses propos, il a notamment “cité” quelques tweets de la tatouée chanteuse, Coeur de Pirate:

- J’ai pas encore mangé de frites en Belgique mais demain je le fais (25 mai)
-
Je fais une cure de tournée: pas de café pas d’alcool pour un mois (8 juillet)
-
Cette semaine je fais trois fuseaux horaires différents (4 février)

Insipide et inintéressant, n’est-ce pas? C’était peut-être un peu réducteur de la part de Foglia que de ne se servir que de quelques cas isolés du genre pour statuer sur l’utilité d’un outil mais, après tout, inutile de se taper des heures et des heures d’études et de lire tout ce qui a été écrit sur le sujet depuis 2 ans car ce ne sont que des médias sociaux dont il est question ici; pas de corruption, d’abus de pouvoir ou de détournement de fonds publics!

Pourtant, il n’en fallait pas plus pour qu’une pelletée de twitteux s’insurgent. Si Foglia avait envoyé chier leurs mères, je crois que ça aurait mieux passé. Il y en a même un qui l’a traité d’inculte! Pierre Foglia, un inculte??? Parce qu’il ne voit pas d’utilité à se servir des réseaux sociaux? Hum, j’ai comme l’impression qu’on tente de justifier quelque chose ici…

***

Je me demande si Foglia se serait fait traiter d’inculte par une bande de gars de la construction s’il avait écrit que, les niveaux au laser, c’est de la bullshit. Pourquoi je parle de niveaux au laser? Parce que, au même titre que Twitter, le niveau au laser est un outil que certains trouvent très pratique, et que d’autres trouvent infiniment inutile. Toutefois, tous les gars de la constructions ont un niveau au laser et ils aiment sans doute parler des avantages d’en utiliser un entre eux. Mais, comme ils ne forment qu’une petite partie de la population, nous ne retrouvons pas d’article sur le sujet, à tous les jours, dans La Presse ou dans Le Devoir; et nous n’en entendons pas parler à toutes les heures à la Première Chaine de Radio-Canada. Quant à Twitter, il faudrait me payer cher pour que je recense tous les articles ou émissions de radio qui y font référence depuis environ 2 ans. Pourtant, en mars 2010, il n’y avait qu’environ 9% des Québécois qui avaient un compte Twitter. Ça a dû augmenter depuis mais il demeure qu’une très petite minorité des Québécois l’utilisent. Pourquoi en parler autant alors? Peut-on foutre la paix à ceux qui en ont rien à branler de la même manière que nos amis de la construction ne nous cassent pas les oreilles avec leurs niveaux au laser? C’est bien le fun Twitter et c’est un bel outil de communication mais, à un certain moment, peut-on cesser d’en parler sur toutes les tribunes et se contenter de l’utiliser? Ainsi, les chroniqueurs dinosaures – comme certains aiment les appeler – ne diront pas que ce n’est rien de plus qu’un prétexte à la procrastination et les tweeteux et autres aspirants gourous du Web 2.0 ne sentiront pas le besoin de justifier le temps qu’ils y passent chaque jour.

http://twitter.com/#!/showbizznet
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L’autre jour, alors que je ne faisais strictement rien, j’ai eu une idée d’émission de télé et, si j’avais de la suite dans les idées, je monterais un dossier de 800 pages que je déposerais à Radio-Canada mais, comme je n’ai pas de suite dans les idées – ni d’expertise en conception d’émission de télé -, j’écrirai simplement un billet de 400 mots.

En gros, l’émission se baserait sur Les Chefs sauf que, plutôt que d’avoir des aspirants chef, ce serait des aspirants gourou du Web 2.0. Et plutôt que d’avoir Daniel Vézina comme coach, ça pourrait être, par exemple, la madame qui écrit des livres sur les réseaux sociaux qui le remplacerait.

Aussi, de la même manière qu’il y avait des défis thématiques que les chefs devaient relever dans Les Chefs, dans mon émission les aspirants gourou devraient tenter de:

  • donner des conseils en stratégie Web sans vraiment en donner et inciter ainsi les prospects à les contacter par la suite;
  • réussir à faire un nombre considérable de fautes d’orthographe et ainsi optimiser leurs billets de blogue en fonction de ce que tapent les internautes dans les moteurs de recherche;
  • traduire un texte de l’anglais vers le français pour le mettre ensuite sur leur blogue en omettant d’ajouter la source;
  • concevoir une liste des 101 utilitaires Twitter et convaincre les juges que chacun d’eux sont réellement utiles et complémentaires;
  • avoir l’air vraiment innovateur en parlant, sur leur blogue, d’applications dont tout le monde se fout finalement;
  • reprendre certains de leurs anciens billets afin d’en créer de nouveaux en les modifiant juste assez pour que les juges n’aient pas une impression de “déjà lu”;
  • apprendre à laver subtilement (ou non) leur linge sale sur Twitter;
  • mettre en garde les gens par rapport aux charlatans qui se disent “Experts SEO” en convaincant les juges qu’ils ne sont pas, eux-mêmes, des charlatans;
  • convaincre d’anciens clients de leur écrire des lettres de recommandation pour ensuite les poster sur leurs blogues respectifs – ou mieux,  écrire eux-mêmes les lettres en question et simplement les faire signer par les clients en question;
  • expliquer, à chaque jour, une nouvelle fonction de Facebook;
  • Se créer des comptes sur le plus grand nombre de sites de réseaux sociaux et trouver une utilité à chacun de ces comptes;
  • Créer des besoins essentiels;

Le titre de l’émission n’est pas encore défini mais, tant qu’à apprendre aux aspirants à s’approprier des concepts, ça pourrait tout simplement s’appeler Les Gourous.

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Voici une courte vidéo présentant le nouveau Twitter qui, semble-t-il, sera lancé au cours des prochaines semaines. J’ai hâte de voir si ça me convaincra de me rendre plus souvent sur le site et de délaisser mon Tweetdeck.

Ceci dit, au-delà des nouvelles fonctions du site, la vidéo est bien foutue, non?

Via Patrick Dion

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Tour Eiffel, Paris France

Aujourd’hui, c’est la Fête Nationale de la France et, sur son compte Twitter, Patrick Lagacé écrivait ce qui suit:

On aime casser du sucre sur les Français, au Québec. Soyons positifs, en ce 14 juillet. Complétez la phrase : On aime les Français car…

Je me prête donc à l’exercice. En ce qui me concerne, j’aime les Français because:

Pour tout ça, bonne fête aux Français.

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Steve Proulx a écrit une chronique très intéressante cette semaine. Il y parle des réseaux sociaux et du fait que les gens s’y montrent trop souvent sous leur plus beau jour. La chronique s’intitule Twitter ou téteux?.

Ce que Steve y raconte rejoint partiellement mon point de vue par rapport aux réseaux sociaux tel qu’ils sont utilisés aujourd’hui.

Voici un extrait de la chronique en question:

Nous sommes ici au royaume de la tape dans le dos, du renforcement positif, du léchage d’ego. Dans les réseaux sociaux, tout le monde il est d’accord, tout le monde il est heureux, tout le monde il est beau, bon, gentil. Tout le monde, surtout, il est téteux.

Selon moi, c’est partiellement vrai sur Facebook, et encore plus sur Twitter.

Je ne voudrais pas paraître condescendant mais, en effet, sur ce dernier, il est impératif d’être gentil et téteux afin d’être considéré par ses pairs et ainsi faire partie de la gang. Et pour faire partie de la gang, il faut retweeter les twitteux les plus influents, participer aux journées thématiques du genre #followfriday ou #jeudiconfession et aux scéances de twivage (activité qui consiste à commenter une émission de télévision, en direct sur Twitter), voire même se rendre dans les Tweet Fest et autres 5 à 7 du genre. Bref, il faut téter. Parfois, on croirait prendre part à un jeu de séduction.

Et j’y ai pris part moi aussi à ce jeu de séduction! Mais avec tous les nouveaux modèles d’affaires et les nouvelles pratiques mercantiles qui ont fait leur apparition au fil du temps, j’ai lentement commencé à prendre du recul. Je crois encore en l’outil. C’est un merveilleux canal de diffusion. Toutefois, pour l’instant, il y beaucoup de bruit; et aussi beaucoup de pollution! Avec tous ces outils de géolocalisation qui nous bombardent de messages qui n’intéressent personne, sinon l’expéditeur; et tous ces concours viraux à la Twtaway.

Arrête de suivre ces gens, me diriez-vous peut-être… C’est ce que j’ai partiellement fait sauf que certains d’entre eux sont les mêmes qui me fournissent parfois mon fix quotidien d’information pertinente alors je persiste à vouloir les suivre. Leur présence sur Twitter ne se résume pas au tétage et ils demeurent d’excellents communicateurs.

Néanmoins, je me surprend parfois à souhaiter vivement une journée de sensibilisation à la pollution des réseaux sociaux!

— AJOUT —

J’ajouterais néanmoins que je n’ai rien contre les pratiques de journées thématiques tel les #followfriday, les 5 à 7 et autres activités de twivage; au contraire, ça peut parfois être intéressant, voire faire découvrir des gens qui méritent d’être découverts. Ce qui me déplait, c’est davantage les cas trop fréquents d’abus de ce type de pratiques.

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